HISTOIRE
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le faifoit-on fans nécessité , Sc le calendrier louffroit des que-relles des hommes. Mahomet , qui vouloit établir fa religionpar le glaive , les délivra de cet embarras , en permettant decombattre dans tous les tems.
§. V.
Quand Mahomet parut chez ce peuple, encore peu civilisé ,la guerre civile qui s’alluma^ développa le courage, le fana-tisme y joignit son enthouiialme ; ainsi les esprits reçurenttout le mouvement nécessaire au génie. Mais ce génie nes’annonça d’abord que par la guerre Sc par les conquêtes ; ilne fallut pas moins que la Syrie , la Perse, l’Egypre, les cotesd’Afrique Sc l’Efpagne , pour assouvir l’ambition des Arabes.Ces conquêtes surent rapides , la paix amèna le loisir. LesArabes , libres de se considérer eux-mêmes , s’apperçurent deleur ignorance , Sc ils sentirent qu’d peut manquer quelquechose aux maîtres de la terre.
Ils étoient heureusement placés pour s’éclaîrer. Ils avoientau nord le pays des Chaldéens, Lc non seulement les traditions,qui pouvoient y subsister encore, mais des bibliothèques nom-breuses , qui n’ont péri que depuis , Sc qui renfermoient fansdoute des collections précieuses ; au levant étoient les Indiens,si anciens dans l’Asie, Sc qui peut-être post'edent la plus grandepartie des restes de l’ancienne astronomie ; au couchant ilsavoient i’Egypte, Alexandrie, Sc toutes les connoiíìances dontHypparque Sc Ptolémée ont enrichi la science. Ce surent legoût Sc la protection des Califes , qui appelerent ces connois-sances en Arabie. Le goût des princes est toujours créateur.On a remarqué que tous les peuples ont commencé à s’éclairerpar leurs souverains. La lumière descend chez les peuplesgrossiers ; au contraire , elle remonte chez une nation éclairée r