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HISTOIRE
sont leur ouvrage. Si TAlmageste ne portoic pas le nom deProlémée, fi nous n'en connoiíììons que la traduction arabe ,croirions-nous que ce peuple est: fauteur des méthodes ren-fermées dans ce livre , en voyant à coté des principes tantinapplications faustes 6c absurdes , en voyant les erreurs del'astrologie mises de niveau avec les réglés de la faine astro-nomie; 6c Almamon, le restaurateur des sciences, qui s’étonnede quelques tours d’adresse, 6c daigne être juge de la querelleélevée entre deux prétendus sorciers ; on prononceroit fansdoute que l’Almageste a été communiqué au Calife &c k cepeuple, on diroit qu’il est pòur eux une science adoptive. C’estsur ce principe que nous avons jugé les Indiens 6é les Chal-déens , ils n’ont pas été plus inventeurs que les Arabes nel’étoient alors : avec cette différence que ceux-ci étoicnt dignescKêtre les disciples des philosophes d’Alexandrie. Ils enten-doient leurs maîtres ; ils se sont même honorés depuis parquelque invention, 6c ils ont joint à l'intelligence Lc au génie1 esprit méthodique qui est toujours leur apanage : au lieu queles anciens peuples nous ont conservé les restes de l’ancienneastronomie lans ordre , 6c avec toutes les fables qui s’y fontmêlées par le laps du tems. Nous aurions tout perdu s’ilsn’avoient pas eu plus de mémoire que de jugement.
§. XIII.
Nous allons citer les astronomes Arabes qui fe font distin-gués. Alfergan est le premier ; il vécut fous le régné d'Alma-mon , 6c nous a laiffé des élémens d’astronomie , qui ne fontque des extraits de l’Almageste. Thebith vint quelque temsaprès lui, 6c mérite mieux le nom d’astronôme : il lit fansdoute des observations qu’il compara à des observations plusanciennes, pour déterminer la longueur de Tannée. 11 trouva