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peu exactes Sc peu éloignées les unes des autres. On doit remar-quer ici les progrès que nous avons annoncés dans notre discourspréliminaire ; la Jcience , avons - nous dit , ne chemine qu’endétruisant. On voit qu’Albategnius a substitué aux détermi-nations de Ptolémée ses propres déterminations ; Arzachcltenta de remplacer celles-ci par les siennes : bien d’autres leursuccéderont dans cette réformation , mais Arzachel ne suffisoitpas à l’entreprise. Nous avons lieu de croire qu’il observoitmal : aussi ses tables qui portent le nom de Toledanes 3 parcequ’il étoit de Tolede (a), ne furent pas astez bonnes pourl’emporter íur les tables 6c le nom d’Albategnius {b). Ellesn’eurent point de réputation, 6c on n’en fit aucun usage.
§. XIX.
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Arzachel cependant n’épargna pas les observations. Onrapporte qu’il en fit 40z seulement pour déterminer le lieu del’apogée du soleil (c). Ces observations étoient donc bien mau-vaises , puiscju’il n’en tira qu’un résultat très - défectueux. IItrouva le lieu de cet apogée moins avancé qu’Albategnius nel’avoit établi, 6c fans penser que cet astronome pouvoit s’êtretrompé , fans examiner s’il ne s’étoit pas trompé lui-même, ilaima mieux croire que ce point de l’orbite du soleil avoit rétro-gradé , au lieu de continuer à s’avancer dans la fuite des signes.Cela ne doit point étonner ; Ptolémée avoit surchargé l’expli-cation des phénomènes célestes d’un si grand attirail de cerclesôe de mouvemens différens , qu’on avoit perdu l’idée de lasimplicité , qui, suivant les anciens philosophes , étoit la pre-mière loi de la nature. On ne connoiíïoit point alors les limites
(a) Blanchiuus, in Pref. can, TabL
pag. 1.
(b) Bouillaud , Prtf. aftron. phil. p. i j.
(c) Riccioli, Álraag. Tom, I, p. XXXI.