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Tome premier.
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24S HISTOIRE

connoissances que celles des Grecs ; ils les traduisirent, ils lescommenteront , mais nous ne voyons pas qu’ils les ayentbeaucoup augmentées. Comment donc leur attribuer une desplus brillantes découvertes du siecle dernier, fans trouver aveCelle aucune trace de l’admiration quelle méritoit, des recher-ches quelle doit occasionner, & des principes qui en régloientr u sage ? Peut-être le livre d’où M. Bernard a tiré ce fait ,sourniroit-il des détails pour résoudre ces difficultés.; fauted’être plus instruits , nous raisonnons fur le fait tel qu’il nousest transmis. Lorsque Galilée apperçut l’ifochronifme du pen-dule , la découverte parut entierement nouvelle. M. Bernardnous apprend que cette propriété des corps suspendus , quioícillent, tut connue cses Arabes ; il nous dit qu’ils meíuroientle tems par des clepíidres, par des cadrans & pâr des pendules.Les deux premieres inventions ne leur appartiennent point,peut-être la troisième ne leur appartient - elle pas davantage.En attendant que les autorités de AI. Bernard soient traduitesdans notre langue, 6c que les détails puissent décider la ques-tion , nous croyons pouvoir établir les principes fuivans. Lesgrandes découvertes ne viennent jamais feules. Le siecle derniera vu l’invention du pendule, 6c son application à la régula-rité des horloges ; mais il a vu supplication de l’algebre à lagéométrie, la connoissance des loix du mouvement 6c de lachute des corps , l’invention* des lunettes, 6c les nombreusesdécouvertes qu’elles ont amenées : il a vu la sublime théoriedes forces centrales , le vrai système du monde, 6C il en adévoilé le mécanisme , en même terhs qu’il a créé les arts 6cproduit les chefs-d’œuvres de l’éloquence- 6c de la poésie. Toutcela fut 1 ouvrage de foixante-dix ans : c’est l’esset d’un íeuleffort , 6c pour ainsi-dire , d’un élan de la nature. Nous nevoyons rien de tel chez les Arabes ; cette découverte est

unique