DE GASTRONOMIE MODERNE. r6,
de désordre 6c moins de bonheur dans les connoiílances ma-thématiques. Elles ne font pas à la portée de tous les hommes;elles furent moins facilement conservées. On en recueillit lesdébris de toutes parts , 6c fur-tout dans les récits de Thistoire.Un siecle avant J. C. on avoit déjà retrouvé quelques pré-ceptes pour le calcul des planètes 6c des éclipsés. On avoitdes clepsidres pour mesurer le tems, des inftrumens de cuivreconstruits fur les descriptions des anciens. On s’en servit pourmesurer l’efpace occupé dans le ciel par les constellations ; ontraça des méridiennes par le principe de l’égalité des ombresavant 6c après midi, comme ont toujours fait les Indiens ,comme faifoient fans doute les auteurs de l’aítronomie pri-mitive (a). On fe fervoit d’un gnomon de huit pieds pour ob-server dans toutes les saisons sombre méridienne du soleil ;6c comme la constance en tout est le caractère des Chinois ,tous leurs gnomons eurent précisément cette hauteur pendanti zoo ans, 6C jusqu a Cocheou-king , qui en éleva un dequarante pieds.
Ils conlerverent l’obliquité de Técliptique de 14 0 , commenous apprenons des Grecs qu’elle étoit établie dans toute l’anti-quité. 11s avoient divisé anciennement le cercle en 360 degrés ;mais à cette époque du renouvellement, ayant adopté Tannéede trois cent foixante-cinq jours un quart, ils eurent Tidée assezbizarre de donner au soleil un degré de mouvement par jour6c en conséquence ils divisèrent le cercle en 365°^; 6c l'obli-quité de Técliptique , qu’ils crurent toujours de 24 de cesdegrés, ne fe trouva plus , selon eux, que de 23 0 35/ de lapremiere division. On retrouva le cycle de 19 ans , avec septmois intercalaires, absolument semblable à celui qui immortalisa
(a) Histoire à l’Astronomie ancienne, p. 41 & m