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Méton dans la Grece. Bientôt après on trouva à la Chine lecycle de Calippe de 7 6 ans, Sc cette correction de la périodede 19 ans, placée íi près de la nouvelle institution, a plus l’aird’une réminiscence que d’une invention.
§. VIII.
V ers l’an 164 de notre ère, des étrangers venus de l'Occi"dent, arrivèrent à la Chine ; on a cru qu’ils avoient apportéquelques connoistances des travaux d’Alexandrie. Mais il yavoit à peine vingt-cinq ans que l’AImageste étoit composé,les lumières alors ne se communiquoient pas fi vîte aux extré-mités d u monde (a) ; T Asie n’a eu connoissance de l’Almagesteque par les Arabes , Sc les Chinois n'en ont jamais entenduparler. Cependant, immédiatement après l’arrivée de ces étran-gers , on vit paroître quelques vérités astronomiques qui doi-vent leur appartenir. La révolution de la lune est connue ,tant à l’égard du soleil, qu’à l’égard de son apogée Lc de sonnœud ; la durée de Tannée est établie un peu plus courte que365 jours un quart; Tinégalité du mouvement de la lune estdéterminée : mais ce qui est tout - à - fait remarquable, c'estun catalogue de 2500 étoiles, que Ton rapporte à ce tems,c'est-à-dire, à Tan 160 de notre ère. Ce catalogue est perdu.II est bien extraordinaire , si les étoiles ont été comptées à lavue, qu’il en contienne 1500 de plus que celui de Ptolémée,Lc prelqu’autant que le grand catalogue britannique , queFlamsteed n’a pu dresser qu’avec le secours du télescope. IIsemble que Ton doive être tenté de soupçonner Tancien usiigode cet instrument. On pourroit douter de la vérité du fait Lcde Texistence de ce catalogue ; mais le P. Kœgler , Jésuite
(a) yoyei la cinquième Lettre à M. de Voltaire.