DE L’ASTRONOMIE MODERNE. i 7 (
§. X I.
Des étrangers, venus du royaume Yu-tfe, communiquèrentune astronomie appelée Kieou-tche. Ce royaume Yu-tfe paroîcêtre le pays des Tartares Usbecks. C’est donc du pays desTar-tares que font venues ces connoissances , Lc plusieurs siéclesavant Ulug-beg, Holagu, Melifchah , Lc les Arabes qui ontrenouvelé les sciences dans l’occident de l’Asie. La capitale duroyaume Yu-tfe s’appeloit Kant-gu. Les Jésuites ont jugéquelle étoit plus septentrionale que Cafgar Samarcande de3 à 4 0 ; elle étoit donc vers 46° de latitude nord.
Des livres sacrés font la réglé que fuit la Cour du pays deKant-gu , & c’efî lu réglé ou la loi des Po-lo-men ( a). Po-lo-men est le nom qu’on donne aux Bonzes de la secte de Fo.Les Chinois dans leur prononciation, défigurent absolumentles noms étrangers ; nous citerons, pour exemple, le nom deM. Maraldi, qui en chinois est Ma-la-cal-ti. II y a apparence,comme le croit le P. Gaubil, que Po-lo-men est le nom défi-guré des Brahmanes (b). On apperçoit par tout ce que nousvenons de dire , que les Brames & les Bonzes de Fo fontessentiellement les mêmes ; mais que tous ont leur originedans le pays Yu-tfe, dont la capitale étoit Kant-gu, oùVon fuivoit la loi des Po-lo-men : &; ce pays étant à 46 degrésde latitude septentrionale , nous ramene à la source des lu-mières que nous avons indiquée dans l’histoire de l’Astronomieancienne.
(a) Souciet, Tome II, p. 115.
(í) Vaye^ la lettre du P. Gaubil , écriteen 1758 à M. Anquetil , inférée dans latraduction du Zcnd-Avcsta.
Voye\ aussi Soucier, Tome II, page115.
Mém. de l’Acad. des Infcrip. T. XXV,k- 4 J*
M m ij