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§. XII.
Malgré ces secours étrangers, la science étoit toujourslanguissante. Quandl les richesses n’ont point d’usage , on est:pauvre au milieu d’elles. Une cause particulière du manquede progrès, c’est que l’astronomie fut toujours systématique ;on ne l’appuya pas assez fur les observations. Les astronomes,au lieu d’examiner les périodes , les méthodes anciennes , pouren corriger les défauts , n’étoient occupés qu’à trouver denouvelles formes de calcul, de nouvelles périodes , Sc à s’ef-facer les uns les autres. On ne croiroit pas qu un peuple sisage eût été susceptible de cette jalousie ; il semble que l’ému-lation devoir avoir plus d’effet, Sc que l’ambition de passerses concurrens suppose plus de génie , plus d’essorts Sc plusde succès. Quoi qu’il en soit , l’astronomie resta comme unédifice qu’on détruiroit constamment dès qu’il s’éleveroit aupremier étage.
§. XIII.
Vers l'an 711, l’Empereur manda un Bonze Chinois dela secte de Fo , pour qu’il réformât les méthodes du calculdes éclipses. Ce Bonze nommé Y - hang , fut un astronomecélébré ; il construisit des tables du soleil » il commença lathéorie de Jupiter, il dressa un catalogue des étoiles , Sc sitfaire des cartes Sc des globes célestes. II entreprit la descriptionde l’empire par les mesures terrestres Sc célestes. On déter-mina le degré de *531 lys ; mais comme la longueur de ce lyest inconnue, on ne peut apprécier l’exactitude de cette déter-mination. II envoya deux bandes de mathématiciens , l uneau nord , l’autre au sud ( a ) , comme notre siecle a vu des
(a) Soucier, Tome II, page7j %