Band 
Tome premier.
Seite
282
JPEG-Download
 

HISTOIRE

2 S 1

une, ne laisse aucune trace après elle. D’ailleurs, supposer lesIndiens assez savans pour corriger les Grecs qu’ils auroient choiíispour maîtres , c’est faire un cercle vicieux , c’est supposer lachose même qu’on révoque en doute , la science des Indiens :il en faut une très-grande pour réformer des gens éclairés ; Sc ÍIles Indiens, si fiers, si attachés à leurs usages, avoient été assezhabiles pour corriger les enseignemens des Grecs, ils fe l'eroientpassé de leurs leçons; forcés de prendre des co n n oi fiances étran-gères , ils les auroient prises en entier, Sc les auroient conservéesdans toute leur pureté, comme ils conservent tout ce qu’ils ontadopté. Quoique le Ciel foie un grand tableau , exposé à la vuede tous les hommes, quoique les mouvemens, que la natureopéré dans ces lointains, soient les mêmes pour tous les pays Scpour tous les observateurs, cependant les résultats dc l’obscr-vation diffèrent, parce que les vues, les moyens, les talens, lesrems font différons. La science de l’astronomie consiste dans ladétermination des périodes célestes, dans la connoissance desinégalités des astres Sc dans celle des points fixes de leurs orbites :lorsque ces élémens font entierement semblables , on peut con-clure qu'il y a adoption; lorsqu’ils diffèrent, quelque peu que cesoit, ce sont des copies de la nature, prises fur le même original,mais par des auteurs différons.

Cela posé, on peut prouver démonstrativement que les Indiensn’ont rien emprunté de l'astronomie p;reaue.

i°. Ils font usage de la période lunaire de 19 ans, tandisqu’Hypparque Sc Ptolémée n’ont connu que la période chal-daïque de r 8 ans Sc 10 jours.

2 0 . Ils ont une année solaire de 365) 5 h 50' 36*' ( a ), tandisque Ptolémée la faisoit de 365) 5 5 7 1 z 1 .

(a) Bailly, Mcm. Acad. des Scien. 2783.

I