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Tome premier.
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DE L’ASTRON O MIE MODERNE. i8ï

pour retrouver cette ancienne astronomie perdue , dont l’exis?te n ce n’est pas douteuse chez eux. De tems en tems des lumièresétrangères font apportées dans l’empire ; elles rectifient quel-ques principes, elles produisent quelques efforts: mais commeles progrès ne font ni suivis, ni liés ; comme chaque Chinoisrecommence l’édifice , des siécles passent fans que la hauteuraugmente. Le meilleur de leurs astronomes fut Co-cheou-king :mais qu’a-t-il fait ? II a rassemblé quelques restes de Gastro-nomie primitive, 6c les a réunis à Gastronomie communiquée,pour en faire un corps. Voilà ce que fut dans les climats méri-dionaux , le peuple le plus savant de l’Asie moderne. Voilà ceque fut le peuple, qui a existé le plus long-tems fur la terre.Une longue vie est une faveur du ciel ; elle permet des effortsrépétés 6c de longs travaux enchaînés : mais le peuple Chinoisnous prouve que la nature n’a rien fait pour l’homme, en luidonnant du tems, si elle ne lui donne encore du génie.

§. XVI I.

Nous avons rapporté dans l’histoire del’Astronomie anciennetout ce qui concerne les Indiens, par ce que chez ce peuple,constant dans ses opinions , 6c conservateur obstiné des usagesde ses peres , tout porte le sceau de la plus haute antiquité.Maintenant que nous sommes instruits de Gastronomie greque,née à Alexandrie, on pourra nous demander, 6c ce ne serontpoint des astronomes qui feront cette question, si ces connois-sances n ont point pénétré dans les Indes, pour fonder les bellestables indiennes que nous admirons. Nous ne devons laisseraucun doute à cet égard, 6c nous allons le dissiper.

C’est un principe incontestable que Gignorance, quand elleimite, imite servilement : changer, corriger son modele, n’estpas imiter, c’est créer; 6c cette espece d’imitation, si c’en estTome L N n