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Tome premier.
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'±$4 HISTOIRE

rapportées pat M. le Gentil. II paroît que les anciens Orientaux,toujours mystérieux , ont eu pour objet de cacher la science, Scde ne livrer qu'u ne pratique aveugle à l’ignorance. Ne semble-tilpas que ce soit l’ouvrage d’instituteurs éclairés, qui venus chezdes nations grossières, ont caché leurs bienfaits , ont déguisé lascience pour la faire admettre, pour la proportionner à des con-ceptions étroites ? Ils font morts avec la connoifìance des causesSc des principes, Sc la mémoire est restée chargée de ces réglés;qui se sont conservées dans un pays où l'on conserve tout. Cespréceptes des Siamois n’ont aucune ressemblance avec les mé-thodes de l’Almageste, avec les anciennes tables des Perses, avecles méthodes chinoises, mais elles en ont beaucoup avec les autresréglés indiennes. On voit même par une réduction des méridiens,que D. Casìini y a trouvée, que esZ tables de Siam ont été pri-mitivement construites pour Benarès , chef-lieu des Brames dansces contrées. C’est de là qu’elles se sont répandues dans les deuxpresqu’îles de l’Inde (a). Toutes ces méthodes orientales ont uneforme très-difFérente de la forme des nôtres. II seroit intéressantque quelque habile astronome tentât de les expliquer Sc de lesrapprocher. Ces diísérens procédés, comparés entr’eux pour dis-tinguer ce qu’ils ont de commun , Sc comparés à l’astronomieeuropéenne, pour les ramener aux vrais principes, nous donne-roient vraisemblablement une connoifìance complette de l'astro-nomie orientale Sc de l’esprit de l’antiquité. Tous ces trésors d’unescience grave Sc formée chez des peuples enfans , nous repré-sentent toujours des héritiers, qui ne font pas en âge de jouirdes biens qu’on leur a acquis. Ce grand spectacle, cette étudegénérale de l’Afie ne nous a montré que des débris. Nous avonsétabli un seul peuple antérieur, pour former une supposition pluslimple ; mais les méthodes différentes pourroient faire imaginer

(«) Bailly > Mém, Acad. Sc. 1785.