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Tome premier.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 197

se trouve bientôt à I étroit d’espace Sc de subsistance ; il prendla hache Sc les forêts s’abaiíTent devant lui. Si le pays qu’ila long-tems habité , devenoit désert, il saudroit à la natureune longue suite de lied es pour réparer le dommage de sonséjour. Jusques-là ses vestiges font conservés fur la terre pardes champs nus Sc couverts de landes, par des monceaux depierres Sc par des amas de salpêtre, qui sont les monumens deson habitation. 11 paroît que dans l’origine la Gaule étoit unpays aquatique Sc marécageux , rempli de vastes forêts, con-servées comme la demeure de la divinité , où les Druidesgrossièrement atroces brûloient des hommes en son honneur ,Sc où les peuples vaincus par César, trouvoient un asyle contreses armes. Les Gaulois ne font pas assez inconnus pour qu’onpuisse leur accorder un savoir illimité ; ce qu’on en ignore estcirconscrit par ce qu’on en fût. Le système de la métempsy-cose , le dogme de rimmortalité de lame Sc les autres idéesmétaphysiques de ce genre font défigurées par des fables , Scne font évidemment chez eux qu’une philosophie empruntée.Mais pour nous renfermer dans ce qui concerne l’astronomie,ces peuples ont déterminé leur capacité , ont donné leur me-sure en faisant usage d’une période de trente ans, pour conci-lier les mouvemens du soleil Sc de la lune. On ne supposerapas qu’ayant inventé les périodes de dix-neuf Sc de six censans , ils les ayent portées dans l’Asie pour les y laisser, Sc neconserver chez eux, pour leur usage, que la plus défectueusede toutes celles qu’on peut imaginer, Sc celle que des peuplesignorans peuvent adopter lorsqu’ils en font encore à des essaisgrossiers. En qualité de François, nous croirions volontiers Scà l’antiquité de nos ancêtres Sc à leur savoir ; mais aux traitsque nous venons de recueillir, nous croyons reconnoître dansles Gaulois un peuple nouveau, habitant un íbl neuf, quiTorne l. P p