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Tome premier.
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r§8 HISTOIRE

n’avoit pas encore éré travaillé, ni dévasté par les hommes.Ce que l’on cite de leur savoir astronomique doit se réduire àces notions générales, qui appartiennent à tous ceux qui voyentles mêmes objets. La perfection des arts 3c des sciences estréservée a certains peuples , à certains stecles ; elle attend legénie ; mais l’invention premiere n’en a pas besoin : c’est sou-vent la nécessité qui commande à l’industrie, ou le loisir quipermet quelques remarques faciles.

§. v i.

L’Histoire de l’Europe n’oíïre pendant long-tems que lespectacle des démembremens de l’empire romain Le des querellesdes princes qui difputoient ses dépouilles. Charles-Magne futle premier protecteur des sciences. II jôîgíìit íUlX bdles-Icttrcsquelque teinture de l’arithmétique £c de Fasbronomie ; mais toutcela dans la mesure qui convient à un conquérant né dans unsiecle barbare.

Le premier pas que l’on fit vers le renouvelement des connois-sances, fut la traduction des élémens d’astronomîe d’Alfergan.Jean de Sacrobosco , Anglois, fit un abrégé de l’Almageste 8cdes Commentaires des Arabes, qui fut long-tems fameux fousle nom de Traité de la sphère. C’étoit dans ce livre qu’on étu-dioit l’astronomie , toute la science y étoit alors renfermée. Uconserva sa réputation dans des tems plus éclairés , commeouvrage élémentaire ; aujourd’hui il est oublié.

§. v 11.

Tandis que l’Empereur Frédéric 11 encourageoit lessciences, établistoit des universités, ordonnoit des traductions,Alphonse X, Roi de Castille, surnommé U Sage , cultivoit