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Tome premier.
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? o£ HISTOIRE

• A l’égard de l’astrologie , il en restreignoit beaucoup Téten-due, & en nioit Infaillibilité. Les astrologues s’appercevoientde la vanité de la science & de la fausseté de leurs prédictions ;ils se réservoient des prétextes pour sauver l’honneur de l’arren cas de malheur. On ne fera pas fâché de trouver ici lesidée de Bacon fur cette chimere des espérances humaines. IIétablit pour principe, d’après Ptolémée(u), que les prédictionsne font vraies que lorfqu’elles font générales ; les prédictionsparticulières font seulement probables. Selon lui, les vrais astro-logues n’affirment rien ; mais ils considèrent comment le corpsest affecté par les causes extérieures Se par les influencescélestes ; comment, en vertu de cette altération , l ame estportée à certains actes : elle n’est point forcée , mais feulementinduite Le excitée j en forte qu’elle veut librement ce qui estdéterminé par les astres (£). O11 voit ici les efforts de la méta-physique pour conserver la liberté de l’homme en limitantles principes d’un art mensonger , qui a réellement pour basela fatalité. Leibnitz a dit à-peu-près les mêmes choses »lorsqu'il a voulu conserver cette liberté au milieu d’un monde»où, selon lui, tout est enchanté , Sc où cependant l’hommefait librement des actes nécessaires. On avoir depuis long-temsreconnu que les mœurs déplhdent en grande partie du climat.Bacon (c) prétend qu’Alexandre, ayant trouvé dans l’Asie desnations dont les moeurs étoient cruelles , écrivit à Aristotepour lui demander ce qu'il en dévoie faire ; le philosopherépondit : si vous pouvez changer la constitution de i’air »laissez les vivre » sinon exterminez les. La réponse vraie oufausse, n’étoit pas trop philosophique , mais elle prouve queles effets du climat fur les mœurs, avoient servi à confirmer

(a) Prolétnée , Cer.tiloquium inprincipto.Bacon, Opus majus , p. 15 a.

(b) Ibidem , p. 159,

(c) Ibid, p. 148.