DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 307
Perreur de Pastrologie. On voit que Bacon admettoit princi-palement l’esset de la constitution de Pair , modifié par lesinfluences célestes ; ce n’étoit, pour ainsi-dire, que l’astrologienaturelle. II croyoit, comme Hypocrate ôe Galien qu’il cite ,2c il penfoit que c’étoit une partie intéreíTante de la méde-cine (u); mais il joignoit à tout cela des puérilités qui nefont pas excusables : on en jugera par l’anecdote suivante. Unhomme, qu’un certain prince faiíoit chercher, vouloir échap-per à ses poursuites : un astrologue lui conseilla de íe tenirconstamment aílìs fur un grand vase plein d’eau ; les astrolo-gues , consultés fur le lieu où étoit cet homme , répondirentqu'il étoit au milieu de la mer [b). Quel tcms que celui oùPon croyoit aux prédictions d’un art , qu’il étoit si aisé demettre en défaut ! Quel homme -que Bacon , supérieur surtant d’objets , ici preíqu’au niveau du vulgaire ! Mais c’étoitPerreur de son siecle , 2c une erreur accréditée par la pluslongue possession. Quiconque ne rejette pas toutes les idéesacquises , pour les examiner de nouveau , comme a faitDefcartes, est dans le cas de conserver bien des préjugés.Avant de prononcer fur Bacon , transportons nous dans sonsiecle. Nés cinq cens ans plutôt, 2c avec moins de génie quelui , nous aurions fans doute donné plus avant dans Perreurque nous condamnons aujourd’hui.
§. XIII.
Nous nous sommes arrêtés fur cet homme célébré dans unsiecle qui n’a rien produit ; nous nous hâtons de parcourirrapidement ees.tems arides de Phistoire; 2c en reléguant dansnos éclaircissemens la foule des traducteurs 2c des commentateurs
Q q 1 !
(*2) Bacon, Opus ma j us , p. ijî.
(í) Ibìd, p. i/i.