ZIO HISTOIRE
Purbach y rappela l’opinion de la solidité des cieux , rejetéepar Ptolémée. II y a apparence cjue cet astronome ne goûtoitpas le mouvement des planètes dans des cercles fictifs, mobileseux-mêmes autour d’un point fictif, fans qu’on put expli-quer , ni concevoir quelle puilìance retenoit ces planètes &faifoit mouvoir ces cercles autour de ces points. La raisoncommençoit à demander compte, 6c c’est le premier pas pourdevenir la m aï t reste. II imagina donc des cieux solides , enforme de croissant , comme on le volt dans la figure 9 , ter-minés par deux cercles excentriques; il donna à chaque planètedeux de ces cieux. Le cercle extérieur BSKT du premier 6cle cercle intérieur AFGH d u second font concentriques aumonde ; le soleil ou toute autre planète portée par le ciel inté-rieur, est supposée fe mouvoir 6c glisser dans la roue MNDB ,tandis que le tout fe meut, en entraînant la roue 6c la planèteautour du centre du monde en 24 heures. Comme la roue estexcentrique à la terre ou au monde, elle explique les diffé-rentes distances des planètes. Dans le cas où cette hypothèsene suffit pas pour représenter la différence des distances, Purbachsubstitue au corps de la planète un épicycle.
Cet épicycle est solide comme les cieux , il roule dans laroue , 6c porte la planète attachée à fa circonférence ; ladistance peut donc varier encore de tout le diamètre de cetépicycle. En donnant de pareils cieux à toutes les planètes,on représente le système du monde , 6c elles font affezéloignées entr’elles, pour que ces cieux puiffent jouer 6c femouvoir fans fe gêner. Riccioli fait voir que cette hypothèseexplique tout ce qu’expliquoient celles de Ptolémée. Des cieuxsolides font fans doute une absurdité , mais rappelons - nouscombien la raison humaine a de peine à fe défaire de fesanciens préjugés. Ce íont toujours nos premiers jugemens ,