34° HISTOIRE
terre autour de ton axe, pour expliquer le phénomène du lever&: du coucher des astres. D’autres passages de Plutarque mon-troient que ces opinions avoient été celles de plusieurs philoso-phes (a). Copernic conçut le projet de former un système plusvraisemblable que celui de Ptolémée , en réunissant ces penséesprofondes, mais long-tems rejetées.
§. V I.
Les préjugés tenoient encore dans les bonnes têtes, mêmedans celles qui cherchoient à s’en débarrasser ; celui des anciensfur la forme sphérique occupoit Copernic. Il commence songrand ouvrage des révolutions célestes par établir que la figuredu monde est sphérique : c’est , dit-il , la plus parfaite, cellequi comprend le plus dè clìGÍe§ àll§ lìiì êspâCe donné, &C enmême tems celle qui est; la plus propre à se conserver. Cetteforme est celle de prelque toutes les parties figurées de la ma-tière.; c’est celle du soleil, de la lune, de tous les astres : lesgouttes d’eau la prennent naturellement lorsqu’elles parviennentà l’équilibre ; cette forme doit être celle de l’assemblage desparties, c’est-à-dire , du monde (b).
Copernic pose pour principe celui qui fut le plus cher àl’antiquité. Une sphere, dit-il, se meut circulairement ; elleexprime sa forme par son mouvement même. Ce mouvementn’a ni commencement , ni fin que l’on puisse distinguer, êcil revient sans cesse fur foi par des révolutions successives.Copernic observe que Jes inégalités des mouvemens ont desretours réglés ; ce qui ne pourroit arriver , selon lui, si lesmouvemens n’étoienc pas circulaires. Ces retours exigeoient
(a) Astronomla inftaurata,five derevolutio• (b) Astronom infiaur ., five de revol.- orb .
nibus orbium cœlejìium, Epist. ai Paul. III. («lest. p. I.