344 HISTOIRE
erreur que nous avons trouvée chez les Arabes (a ), il s’estenveloppé dans des expressions trop générales pour décider laquestion ; elles permettent le doute, & en mesurant ses opi-nions par son génie, on le lavera de ce soupçon. Toutes cesréflexions , toutes ces idées font les pas de la science. Copernicy avoir introduit plus de philosophie qu’on n’avoit fait depuisHypparque. La chaîne de ses railonnemens le conduisoit à l’ordrede son système. 11 établit le ciel des étoiles absolument immobile.Ensuite sorbe de Saturne , de Jupiter, de Mars, de la Terre,entraînant la Lune qui tourne autour d’elle , de Vénus, deMercure ; enfin le Soleil immobile au centre. Si vous ajoutezà cette disposition le mouvement de la Terre fur son axe en14 heures , vous aurez l’explicatì 011 de tous les phénomènes.C’est le système de Copernic.
Toutes les planètes font affectées de sapparence du mou-vement annuel de la terre autour du soleil ; il est singulier queles étoiles soient réellement fixes à nos yeux, & ne partici-pent en rien à ce mouvement. II semble qu’en nous transportantd’une extrémité de sorbe à sautre , ces objets fixes devroient,en vertu de cette translation, nous paroître changer de place.La prodigieuse distance des étoiles , dit Copernic , est laréponse à cette objection. Pour un œil placé dans une étoile,la grandeur de notre orbe seroit absolument nulle, ne paroî-troit qu’un point ; &: quant à nous, qui marchons auteur dusoleil, sapparence de cette orbe dessinée dans le ciel s’évanouitèc échappe par fa petitesse à notre vue. Ce langage est celuide Copernic même (b) ; son système n’étoit pas nouveau , rela-tivement aux deux mouvemens de la terre , mais il présenteses idées avec une assurance , qui est la confiance du génie ; il
(-) Supra , p. ti;
(L) Copernic , p. n.
les