DE GASTRONOMIE MODERNE. 343
cercles du ciel se partagent en deux parties égales , à l’égardd’un œil placé au centre ; pour peu que cet œil s’en écartesensiblement, le partage ne sera plus égal. Or , comme nousvoyons toujours fur l’horizon la moitié des cercles du ciel, ils’ensuit que même sur la surface de la terre, nous les voyonscomme si nous étions au centre ; nous n en sommes donc passensiblement éloignés , 8 c la grandeur du rayon de la terre,quoique de 1500 lieues, est infiniment petite & tout-à-saitinsensible, relativement à la distance des cercles célestes (a).Qu’on n’aille point en conclure que la terre est au centre dumonde, car il ne s’agit ici que d’apparences ; tous ces cerclesfont fictifs, leur grandeur est réglée par la distance des astres.Du centre de chaque planète, on en peut imaginer de pareils ,pour établir, par de semblables raisons, que l’étendue de leursglobes n est rien en comparaison des espaces de l’univers. Chaqueœil a fa sphere , dont il est le centre; le véritable centre dumonde ne peut être que celui des mouvemens.
§. I X.
Si l’on en croit Muller (b ), Copernic pensoit que la lumièredes étoiles vient du soleil, 8 c il s’en étonne , attendu la pro-digieuse distance , qui les sépare dans l’hypothèí'e de cet astro-nome. En effet les étoiles n’auroient pas tant d’éclat , si àcette distance, elles brilloient d’une lumière réfléchie. MaisMuller a tort de s’éronner , Copernic ne nous paroît pointavoir eu cette opinion absurde ; il représente le soleil au centrede toutes les planètes , comme un pere au milieu de fa famille :il dit qu’il illumine tout, mais cela doit s’entendre de toutesles planètes (c). Au reste, si Copernic avoir conservé cette
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(«) Copernic, de revolutionibus orbiunt (b) Muller., notes fur Copernic in rrv. J. it,ttelejiium, p. (c) Copernic , p. u.