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Tome premier.
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357
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 357

c’est-à-dire, qu’après avoir diminué pendant un tems, cetangle augmenteroit jusqu’à un certain terme où il recommen-ceroit à diminuer. Les fausses déterminations du mouvementdes étoiles en longitude, ou de la préceílion des équinoxes ,le conduisirent à remarquer dans ce mouvement une inégalitésemblable. Ce mouvement étoit d’un degré en 100 ans, suivantPtolémée, en 66 ans suivant Albategnius, en 71 ans suivantlui-même : il étoit donc inégal. L’estime qu’il faisoit du travaildes anciens, le désir de conserver leurs déterminations, lefit tomber dans ces erreurs ; mais il y a des choses dans ceserreurs mêmes, qui décèlent du génie. II lia l’inégalité de lapréceísion des équinoxes à la variation de l’obliquité de l’éclip-tique , & il apperçut par la vue de l’esprit qu’il étoit possiblequ’une même cause produisît ces deux phénomènes, ce quia été vérifié depuis par faction de la lune fur l’orbite de laterre. II fut assez ferme dans ses opinions pour attribuer cesmouvemens à notre globe, Lc conserver au soleil une immo-bilité absolue.

Z. XVII.

Un des grands avantages du système de Copernic, fut demesurer les distances des planètes. On peut établir des rapportsde grandeur entre leurs différens orbes, enchaîner ces rapportspar une mesure commune , en tirer la dimension de tout leíystême planétaire , &c la grandeur réelle de l’univers. Nousavons dit que ces connoissances ne pouvoient s’acquérir quepar le mouvement de la terre, &c par ses stations successivesdans un cercle du monde. Si d’un lieu quelconque vous regardezun objet éloigné, à travers une campagne nuë, le rayon visuelqui s’étend de votre œil à l’objet , ne peut vous faire cou-la oî t te fa distance ; vous n’en aurez point d’idée tant que vous