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Tome premier.
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DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 3 gj

s’il est croyable que les Indiens, les Chaldéens ou Pythagorelui-même en soient les inventeurs , lorsqu’Hypparque, éclairépar toutes leurs connoistances ôc par son génie, loin d’êtreséduit par l’exemple, íe refusa sagement à son autorité, souventtrompeuse, ôc rejeta une vérité sans preuves, pour se livrer àl’apparence des phénomènes. Ce n’est point l’esprit inventeur,qui a manqué à Hypparque, ce sont les faits, les travaux, ôcles efforts fans succès, pour préparer les efforts heureux. Riende tout cela n’a existé chez les Chaldéens ôc les Indiens ; lavérité, défigurée ôc voilée par le tems, y languiífoit fans preuves.Les Indiens, les Chaldéens, encore moins les Grecs n’en fontdonc pas les inventeurs. La terre a dû voir avant eux un peuplecapable d’idées liées ôc de travaux suivis, pour former un corpsde doctrine. Les anciens fondateurs de l’hypothèíe du mou-vement de la terre , les auteurs de cette vérité, avec le mêmegénie que Copernic, ont dû être placés dans une époque sem-blable à la sienne ; ils ont dû être précédés de plusieurs systèmes,qui n’ont été que des estais , ôc d’aurant de íiecles de travauxôc d’observations qu’il s’cn est écoulé entre Hypparque, quirejeta la vérité, ôc Copernic, qui lui rendit fa place dans l'opi-nion des hommes.

§. XXI L

Les idées de Copernic se répandirent après fa mort ; maiselles ne furent pas généralement adoptées; les esprits résistèrentlong-tems à cette innovation. Le plus zélé de ses disciples futRheticus , protestent de mathématiques à Vittemberg , quifur la réputation de ce grand homme , quitta fa chaire , allaen Prusse , ôc s’instruiílt par ses leçons. Ce fut lui qui l’aidadans la composition de les tables. On attribue à Rheticusl'u sage des sécantes dans le calcul astronomique, celui des