DE GASTRONOMIE MODERNE. 379
trouva pas très-bonnes. Lui-même nous a laissé quelques détailsfur ses premieres tentatives {a ), 6c il avoir une assez juste opi-nion de foi, pour croire qu’ils ne feroient pas indissérens. En15(33 , lors de la grande conjonction des planètes supérieuresvers la fin du signe de l’Ecrevisse, ou au commencement dusigne du Lion, il étoit à Leipsic où il achevoit ses humanités ;entraîné par le goût de l’astronomie, il achetoit des livres, ôcles lifoit la nuit malgré son précepteur , qui vouloir le livrer àla jurisprudence, par ordre de fes parens. Tycho, fans secours6c fans maîtres , s’accoutuma à reconnoître les constellationsau moyen d’un globe gros comme le poing : il fuivoit le coursdes planètes à travers les étoiles ; & en comparant leur marcheau calcul des tables alph'onsines 8c des tables de Copernic, ilvit que ni les unes , ni les autres ne convenoient à l’état duciel , quoique les dernieres en approchassent davantage. IIobserva d’abord avec un grand compas, dont il appliquoit lesommet à son œil, 6c les extrémités des branches fur les deuxastres dont il vouloir mesurer la distance. La méthode étoitpeu exacte, mais supplication 6c le génie suppléant à fes imper-fections , il apperçut des erreurs intolérables. Dans l’annoncede la grande conjonction, Alphonse s’étoit trompé d’un mois,6c Copernic de quelques jours. L’année suivante il eut un rayonastronomique de bois , divisé par transversales ; 6c toutes, lesfois qu’il faisoit beau , il observent de sa fenêtre, passant lanuit, souvent entiere sans dormir, tandis que son précepteurétoit livré au sommeil. II a conservé précieusement toute íavie le livre, où étoient inscrits ses premiers travaux ; monumensde son zele pour sastronomie , 6c dès-lors les gages de fa répu-tation future. II rencontra un obstacle dans fes recherches,
(j) Astron. instaur. mecanica.
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