4 o8 HISTOIRE
le cours de cette révolution le mouvement des nœuds n’étoicpas toujours égal. On avoir cru que l’inclinaifon de l’orbiteétoit constamment de 5 0 : il vit quelle étoit variable, la pluspetite dans les fizigics, & de 4 0 58' z o" ; la plus grande dansles quadratures, & de 5 0 17' 50", la moyenne de 5 0 8' estdéterminée fore exactement ; ce qui prouve l’adreíTe de cegrand observateur. Ces deux découvertes font importantes. IIeut l’idée ingénieuse de représenter ces variations des nœudsêc de l’inclinaifon par un seul mouvement du pôle de l’orbitelunaire dans un petit cercle {a). Mais Tycho, tout grandhomme qu’il étoit, voyoit mieux les effets que l.s causes ; ilne paroît point avoir été doué de la faculté de généraliserses idées. II avoir admis des réfractions différentes pour lalune & pour les étoiles ; il admit également une équation dutems différente pour les mouvemens du soleil & de la lune {b).L’equation du tems , ou l’inégalité des jours naît , commenous savons dit (c), de 1 inégalité même du mouvement dusoleil, de fa marche oblique à l’équateur, Le presque toujoursinégale fur ce cercle , qui fait la durée des jours. Le loleil chan-geoit-il son cours, quand il s’agissoit d’obíerver la lune ? Sou-vent les hommes ont pris leurs erreurs pour des inégalités duciel: mais ici Tycho ne fe trompoit que fur la cause , le temsmesuré par le mouvement du soleil ne changeoit pas, c’étoit lemouvement de la lune, qui étoit accéléré & retardé dans le coursd une année. Nous dirons la cause de cette équation, elle estréelle &: la quatrième équation de la lune ; elle a été reconnueégalement par Kepler (d ), par Horroxe & par tous les astro-nomes , qui ont depuis examiné les inégalités de la lune.
(a) Progymnasmata , Part. I, pag. 88& 89.
{b) Ibid. p. 71,
(c) Supra , p 90.
(d) Epist. Kepl. & Berneg. p. 7t.
M. de la Lande , Astron. ait, 1449.
Lest