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Tome premier.
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SUR L’ ASTROLOGIE, 43 5 <

vicissitude se renouvelle lorsque la lune passie au méridiendans Thémisphere opposé. Ces phénomènes font plus sensiblesquand la lune agit avec le soleil (a) dans les nouvelles 6cpleines lunes ; ils font plus foibles Sc plus. lents dans les qua-dratures. L’action des astres fur la terre est donc ici marquée ;le gonflement de l’Océan est une fuite de leur empire ; le mou-vement du soleil, les deux mouvemens de la lune se propagentSc pénètrent dans les profondeurs de la mer ; mais ce n’estpas tout. Les matelots Sc les laboureurs ont remarqué par desobservations répétées , que le lever 6c le coucher de certainesétoiles amenoient des ouragans Sc des tempêtes, (b). Des gensplus instruits 6c plus réfléchis , tombés dans Terreur , où ilsentrainoient Tycho, ont prétendu reconnoître que les conjonc-tions mutuelles des planètes, leurs conjonctions avec les deuxluminaires, ou leur rencontre avec les étoiles, produisoientd autres phénomènes. Les conjonctions de Vénus SC de Marscausent les pluies 6c les tonnerres; Jupiter 6c Mercure, unis,élèvent les vents 6c les tempêtes ; le Soleil, joint à Saturne,rend le ciel nébuleux Sc triste (c). De la naît la prodigieusevariété des choses d’ici - bas ; c’est pourquoi les saisons desannées consécutives ne se ressemblent point. Le soleil recom-mence la même marche tous les ans, 6c ramene constammentla chaleur Sc la végétation ; les étoiles se le vent 6c se couchentà-peu-près aux mêmes jours des mêmes faisons; les phénomènesde leur influence séparée doivent avoir la même constance,voilà donc, d’une année à Tautre , tout ce qu’il y a de sem-blable. Mais la rencontre du soleil Sc de la lune ne se saie pas

(a) Infrìi , Tome II.

(b) II est question du lever & du coucherhéliaque , dont il a été parlé dans l’Astro-nomie ancienne , page 14.

(c) Toutes ces prétendues remarques nc

Tome I.

font rien moins que vraies. II paroît cons-tant que le soleil & la lune agissent sur notreatmosphère comme sur la mer : mais fesserdes petites planètes est aussi inconnu patl'expéricnce que par la théorie,

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