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aux mêmes jours des mêmes faisons ; en conséquence lesphénomènes font diíFérens. La marche plus lente des autresplanètes , la combinaison de leurs aspects avec la multitudedes étoiles, fait varier à l’infini tous les phénomènes qui endépendent ; ils ne peuvent donc être semblables Sc revenir lesmêmes qu’après des périodes très-longues. Tycho, en attribuantquelque vertu aux étoiles fixes , pensoit quelles avoient besoind'être stimulées par les planètes; 6c en usant d’une comparaisontrès - extraordinaire, il les regardoit comme des femelles queJes planètes , faisant les fonctions de mâles , fécondoient à leurpassage ; les produits de ces amours étoient continuellementversés fur la terre {a).
Mais parmi ces conjonctions, les plus puissantes font cellesdes planerez lourdes & íîiassiyes j elles causent de grandes cala-mités fur le globe. Audi celle de i ;6z étant arrivée près de laNébuleuse de l’Écrevisse, amas d’étoiles dont l’influence, suivantPtolémée , est suffocante Sc pestilentielle , cette conjonctionsut suivie d’une peste qui se répandit dans toute l’Europe, Scenleva un grand nombre de ses habitans. Ainsi cet évenementfuneste devenoit pour Tycho la preuve trop certaine de l’in-fluence des astres (6).
C’est par une infinité d’observations vaines Sc de remarquespuériles , par le concours fortuit des évenemens humains Scdes phénomènes célestes, que l’astrologie s’appuyoit de l’expé-rience. Tout homme vante son expérience ; la vieillesse seconsole avec elle : c’est tout ce qui lui reste du tems , desannées écoulées Sc de fa vie presque éteinte..Mais il ne suffitpas aux vieillards d’avoir beaucoup vu pour connoître ; il en
(d) Tyche, Proçymnesntútâ, Impartie,page ioj.
Oratio de Disciplinis matkem. p. ir.•(i) Oratio ibidem.