ÉCLAIRCISSE M EN S.
autour du soleil, placé an centre ; que la sphere de ces étoile; est: fi étendue,
leur distance à la terre st grande, que le cercle que la terre décrit est à cette
distance dans la même raison que le centre de la sphere d ía superficie ; cequi est impossible , ajoute Archimede, car le centre n’ayant aucune étendue,ne peut avoir aucune proportion avec la superficie. Archimede explique ensuite
la pensée d’Aristarque. Les anciens appeloienr le monde tout ce qui s’étend
du centre de la terre jusqu’att soleil, la sphere de ce rayon éroit le monde:Sc ici Aristarque veut dire , selon Archimede , que la terre avoir à l’égarcl
du monde , ou de la sphere du soleil, la même proportion que celle-ci à la
sphere des étoiles fixes. Archimede affoiblit la pensée d’Aristarque par cetteexplication. II compare les rapports de quatre quantités finies , mais il en
ôte l’idée de l’infini qu’Aristarque y avoir voulu mettre. II est sûr qu’il n’y a
point de proportion entre le centre, qui n’est qu’un point mathématique,
Sc la superficie d’une sphere , qui a une étendue finie ; mais Aristarquevouloir dire ptécisément qu’il n’y a point de proportion entre le cercle que
décrit la terre autour du soleil , Sc la distance des fixes. Nous ne devonspas dissimuler qu’Aristarque dit ailleurs (u), que ía terre est comme un point
en comparaison de la sphere de la lune , ce qui se rapprocherait assiez de
l’explication d’Archimede. Remarquons encore que Geminus dit positifventent que la terre est comme un point à l’égard de la sphere des étoiles (é);Geminus dit beaucoup moins qu’Aristarque. Il est cependant vraisemblable-que cette opinion affoiblie, Sc , pour ainfì-dire adoucie, avoir passié d’Àris-tarque à Geminus , qui vivoit zoo ans après lui. Mais nous croyons quedans l’origine, l’opinion d’Aristarque éroit aussi hardie que celle de Copernic& des modernes.
§. XIV.
Le seul ouvrage qui nous reste d’Aristarque est celui de magnitudinihus6 > dïjlant'ús jolis <S- luna , il a été traduit Sc imprimé en latin avec lesExplications de Pappus , & le Commentaire de Frédéric Commandita en
1571. On le trouve aussi dans le troisième volume des Œuvres de Vallis.,Dans la bibliothèque du P. Labbe , on indique un manuscrit d’un traitéd’Aristarque sous ce titre, Arijlarchi Pradicliones mathtmatiat de plantûs (c).
Mais à peine peut on être sûr de l’existence d’un manuscrit enseveli dans-
(a) De magnitudinibus - Vassis, III,page
(b) C. XIV, p. 57.
(c) P. ií í Sc 11 p.