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de si petits intervalles. Mais on peut conclure de la méthode d’Hypparquepour déterminer la différence des méridiens pat les éclipses de lune , que lesanciens employoient les clepsidres dans l’astronomie. Les cadrans ne serventpoint pour ces éclipses,qui n’arrivent que la nuit. Comment auroient-ils fixéla différence des méridiens de j h entre Atbelle & Carthage [a), de 50' entreBabylone & Alexandrie , si les astronomes de ces deux villes n’avoient pasfait usage des clepsidres. Nous croyons cependant que cet usage fut bornélà. Elles indiquoient l’heure des observations ; mais le tems n’étoit pasvenu, où le mouvement égal & uniforme d’une horloge devoir représenteravec exactitude le mouvement diurne , & mesurer par ses divisions lesplus petites parties de l’équateur. Les astronomes d’Alexandrie avoient cepen-dant une autre maniéré de déterminer l’heure, c’est par le point de l’écliptique,ou de l’équateur , qui se trouvoit au méridien au moment de l’observation.Prolémée rapporte qu’il observa le lieu de Saturne , lorsque le Soleil étoitdans 18 0 41' du Sagittaire , & le dernier degré d’Ariès dans le méridien (é).Cette circonstance du point de réclipticjue, qui se trouve au méridien, n’estmarquée que pour indiquer l’heure par la distance du soleil à ce cercle où il amarqué le milieu du jour. On y reconnoît la méthode donr Purbach, Regio-montanus & les premiers astronomes modernes fe font servis pour avoirrheurej méthode, qui a été perfectionnée par Tycho (c).
§. XXVI.
M. Joachim Heller a publié à Nuremberg, en 1549, un écrit d’unJuif fur les intervalles des règnes, & fur les années & les mois des dif-féreras peuples, où l’on trouve (d) une division de l’heure en 1080 parties,qui est fort singulière. Nous trouvons ailleurs (e) que l’on attribue ausiicette division aux Perses & aux anciens Arabes. On prétend encore (f) »que les anciens , pour la commodité du calcul , multiplioient les douzeparties du jour par un nombre quelconque , par 30 , 60 , 90 , & lejour avoir , en conséquence , 360 , yzo ou 1080 parties. O11 pourroitcroire que c’est de cette pratique qu’est venu l’ufage de diviser l’heureen 1080 parties ; mais tous les calculs , tous les nombres de ce Juif
(a) Ptolem. Geof. Lib. 1 , c. 4,
(b) Almag. Lib. XI, c. 6 .
(c) Supra , p. 400.
(d) yoyei cet écrit, c. 1.
(e) Scaligcr, de emend. temp. Lib. I.Riccioli, Almag. T. I, p. 8.
(/") Scaliger, noies fur Manilius, page
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