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Tome premier.
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É C L A I R C I S S E M E N S. V*

§. XXIV.

Les machines ingénieuses que nous avons décrites, n’étoient certaine-ment pas communes (a). On peut croire qu’il y en avoir de plus simples, quimesuroient grossièrement le tems, & qui étoient pour l’ulage particulier& domestique. M. Falconnet (é) paroît penser que ces horloges étoient sicommunes à Athènes, que les particuliers en portoient fur eux. 11 se fondesur un passage d'Athénée", il regarde fi souvent ce qu il porte , qu on croiroitqu il porte une horloge. Mais nous nous étonnons qu’un si habile critiques’y soir trompé. Ce passage ne signifie point cela , il semble signifier lecontraire. II ne pouvoir y avoir à Athènes que des depsidres j commentporter fur foi des horloges d’eau ?

Larron, un ancien comique , qui vivoit trente ou quarante ans aprèsAristote, parle d’une horloge qui se portoit comme une bouteille (c) ; maisil est évident que cette clepsidre ne pouvoir servir à marquer l’heure ; elleavoir sans doute l'u sage de nos sabliers ; elle mesuroit de petits intervalles.Une clepsidre , propre à en mesurer de plus grands, comme celui d’un jour,devoir être en repos fur Un plan de niveau.

§. X X V.

Voila tout ce que l’antiquité a pu nous fournir de connoissances furles depsidres ; on voir qu elles étoient portées à un certain degré de per-fection. II seroit intéressant de savoir l’usage qu’on en pouvoir faire dansGastronomie. On a pensé que Ptolémée les avoir rejetées ; mais il fautobserver que c’est dans une occasion particulière. II s’agit de mesurer lediamètre du soleil j & il dit que l’ancienne méthode des Egyptiens parles depsidres (d) ne vaut rien. On n en doit pas conclure que les astro-nomes ne s’en servissent jamais. II est vrai que l’amiquité ne nous donneaucune lumière à cet égard ; Ptolémée , dans son Almageste , n’en parle qu al’endroit que nous venons de citer. Mais il ne veut pas qu’on s’en servepour déterminer le tems que le diamètre du soleil emploie à s’élever furl’horizon , c’est que la méthode elle-même est défectueuse [e) j c’est quepeut être ces horloges n’avoient point de divisions assez petites pour mesurer

(a) Suprk, p. 6 5 & suiv. (c) Ibid. Tome IV, p. ij-f.

{b) Mém. de l’Acad. deslascrip. T. XX, (a') Almag. Lib. V, c. 1 4.

P. 447- (Ó Hist. de l'Astron, anc. p. 173 .

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