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initiation délicate, y aura mis plus de foin ; il aura trouvé peut-être 305 ou;o6 stades, qui lui donnerent 175000 stades pour la circonférence. Le degréest donc de 51511 toises, Sc en exceptant la premiere mesure attribuée auxChaldéens (u), celle d’Hypparque est la plus mauvaise de toutes, quoiquefa méthode fût ingénieuse & tout-à-fait astronomique. C'est cette idée queJ. Mazzoni renouvela ; il en déduisit le degré de 615 stades (é), qui, s’ilscroient des stades alexandrins, comme Riccioli le suppose (c), donneroientun degré énorme. Les anciens , comme Pline , Plutarque , Cléomede , Sec.n’entendoient rien aux stades ; ils n'on t point su les distinguer. Tout devientclair & facile à expliquer par les proportions que nous établissons entre cesmesures (d). Cette diversité des stades n’est pas plus extraordinaire quepelle des milles de l’Italie moderne (e).
M. Danville (/) suppose que la correction d’Hypparque fut purementgéographique. Les distances itinéraires ne font jamais en ligne droite : ellesont besoin] par conséquent d’une réduction, qui est toujours un peu arbi-traire 5 mais rexpérience des Géographes les guide. M. Danville sup-pose que la distance de Sycn e à. Alexandrie étoit de 6250 stades , ôCqu’Erarosthenes la raccourcit d’un cinquième , pour avoir la mesure directeëc aérienne ; il remarque que cette réduction a été employée par des géo-graphes Arabes ; ainsi la distance est réduite à 5000 stades. M. Danvilletrouve que la réduction ne devoir être que d’un huitième ; il pensequ’Hypparque a eu en vue cette réduction. E11 effet, en ôtant un hui-tième de 6250 , il reste 5469 stades , ce qui fait à peu près un dixieme deplus qu’Eratosthenes n’avoit supposé , & peut avoir donné lieu à Hyp-parque d’ajouter un dixieme à la mesure de la terre par cet astronome. Leslecteurs se décideront entre ces deux conjectures , dont l’une suppose quela correction étoit astronomique , & l’autre géographique. Au reste nousne devons pas dissimuler que la correction faite par Hypparque à la me-sure d’Eratosthenes n’est fondée que fur l’autorité de Pline. Strabon (o r )lemblc dire au contraire qu’Hypparque 6c Eratosthenes étoient d’accôrdfur cette mesure. Strabon avoir fait une étude particulière des ouvrages
(a) Hist. Astron. anc. p. 147.
(í) Riccioli, Alinag. Tom. I, p. 6 1.(c) Idem , Geog. Lib. V, c. i.
Supra , Liv. IV.
(c) iiiccioli, Almag. Tom. I, p. 6*.
Geog. Lib. II, c. S.
(f) Mém. Acad. Inlcr. T. XXVI, p. 97.
(g) Strabon , L. II, p. 113, édit. dei 6zo,Paris.
Mém. Acad. laser. T. XXIV , p. $ 14,
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