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Tome premier.
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49* Ê C L A I R C I S S E M E N S.

& savantes, l’obélisque avoir eu primit vement ce; usage j tr ais comme lapénombre étoit forte , Sc le terme de sombre difficile à déterminer , unnommé Manlius , à limitation , dit-on, de la figure de l’homme , ajoutacn forme de tête , au haut de l’obélisque, un globe doré , dont la pénombreétoit égale de tous cotés. Le centre indiquoit la véritable hauteur ; c’étoicmême la hauteur du centre du soleil. Mais outre que cet usage n’étoit pasnouveau , nous ne croyons point que, ni les Egyptiens , ni Manlius ayentconnu ce dernier avantage des boules placées au haut des obélisques. 11 paroîcseulement qu’il eut l’intention d’éviter Pincerdtude de la pénombre.

L’Académie des Belles-Lettres, consultée par l’Académie des Sciences, arépondu que Pline ne paroîc pas avoir regardé Manlius comme l’inventeurdes boules placées au haut des obélisques -, Sc que si cet usage a pu passerpour nouveau , ce n’étoit que pour Rome & pour l’Italie. 11 est évident parle passage d’Appion , cité dans l’histoire de l’Astronomie ancienne (a) , quecet usage remonte au moins au tems de Moïse (b).

On a imaginé que ce Manlius étoit le même que le poëte Manilius*Riccioli & M. Weidler font de cet avis j & le premier pense que dans lesmanuscrits de Pline on a écrit Manlius pour Manilius , par contraction Scpar e-reut; mais le nom de Manilius ne se trouve point dans les Mss-anciens Sc authentiques de Pline : d’un autre côté Bentley, dans fa pré-face , nie cette identité ; il pense que Manilius fut un homme moins connuque ce Manlius cité par Pline -, car il remarque que son nom n’a été cité paraucun des anciens auteurs, auxquels, il étoit fans doute inconnu (c).

§. X X X V I 1 I.

On avoir placé fur un pavé de pierre (d), proportionné à la hauteur del’obélisque , des marques gravées fur le cuivre , par lesquelles on obfervoità midi le changement de la longueur de sombre, correspondant à l’augmen-tation ou à la diminution des jours. Le P. Hardouin pense que cet obélisquenon seulement mesuroit la hauteur du soleil par la longueur de son ombre,mais encore servoit de cadran. 11 dit qu’il y avoir des arcs décrits du levantau couchant, divisés chacun en douze heures , qui répondoient aux diffé-rons parallèles du soleil, & qui par leurs accroiisemens, ou leurs dimi-

(a) Astron. anc. p. 511.

(b) Hist. Acad. Inscr. T. III, p. 1 6f.(0 Riccioli, Almag. Tom. I, p. XL.

Weidler , p. 161.

Bentley , Manilius , p. 1 r.

(<?) Pline, Lib. XXXVI, c. 10.