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Tome premier.
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yio ÉCLAIRCISSE M EN S.

Sc l’embouchure du Var 177 milles qu’il évalne à 2600 stades. M. Cassinisuppose le mille de 76; toises, & trouve le stade de 85 toises. 4 0 . en sup-posant que Syene étoit fous le tropique , fixé au tems d’Eratosthenes, ì1;" 51' > si l’on prend la latitude d’Alexandrie , déterminée par M. deChazclles de ji° n', la distance céleste des deux villes fera dans le sensdu méridien, de 7 0 20' (a); mais comme Syenne & Alexandrie ne font pasprécisément sous le même méridien , la distance céleste entre leurs zéniths,ou Tare de grand cercle qui passe par ces deux points , est un peu plusgrand que la distance des parallèles , ou la différence de latitude ; nousavons trouve par le calcul qu’il falloit ajouter neuf minutes à cette différence,Sc l'on aura l’arc de grand cercle de 7 0 29'. Or, en supposant le degré de57072 toises, les 7 0 29' font 426989 toises qui répondent à 5000 stades ;d’où l’on conclut le stade de 8 5 toises 1 pied 4 pouces , qui s’éloigneinfiniment peu de notre évaluation. O11 ne peut attendre rien de plusexact des mesures géographiques ; elles font toujours sujettes à quelqueerreur. Mais la valeur de ce stade conclue de l’identité des deux mesuresde la terre , & du rapport qui en résulte entre ce stade & le stade ale-xandrin , est infiniment préférable, parce quelle annonce une exactituderigoureuse ; & qu’étant liée par un rapport exact au mieux connu de tousles stades, elle ne pourroit avoir d’autre incertitude que celle de la mesuremême de ce stade.

§. VII.

D e l’identité des quatre mesures de la terre résultent, comme nousl’avons dit , quatre stades , qui font entr’eux comme les nombres 20, 15,

12 & 9. Nous venons d’en faire connoître deux , le premier de x 14 toiseso pieds 9 , 60 pouces ; le second de 85 toises 3 pieds 7, 2 pouces;les deux autres , en suivant ces rapports , font l’un de 68 toises 2 pieds10,25 pouces; & l’autre de 51 toises 1 pied 1,92 pouces»’ Ces quatrestades nous ont paru avoir dû exister nécessairement, parce que les quatremesures" de la terre font trop différentes, pour que l'on puisse supposerquelles font exprimées en stades semblables, &c que ces différences fontdes erreurs d’observation : parce que ces quatre mesures ont entr’elles desrapports exacts, quelles n’auroient point si elles ne tendent pas ces rapportsdes stades qui les composent. Nous avons donc cru que ces raisons de

(a) Supra. , p. 439.