ÉCLAIRCISSEMENS. jn
probabilité , qui font très-fortes , suffifoient pour établir l’existence de cesstades, mais nous n’avons pas négligé d’y joindre les preuves de fait quenous avons rencontrées depuis dans les favans mémoires de l’Académieroyale des Inscriptions Sc Belles-Lettres.
Feu M. le président de Brodes a reconnu & indiqué un stade de 68 ou69 toises (a), voilà pour le premier ; quant au second, M. de Liste trouvequ’une distance estimée de 16050 stades par Xenophon, en demande plusde 1111 au degré (é) ; ce qui sait^ooooo pour la circonférence. M. d’Anville,dans ses recherches fur la valeur du schocne , reconnoît la nécessité de sup-poser un stade de 51 toises & quelques pieds (c). M. Buache fait voir queles stades employés dans l’itinéraire d’Alexandre , doivent être supposéesde 51 toises (í/). De l’étendue de l’Asie mineure, donnée en stades & enmême nombre , à très-peu près par Hérodote & par Xénophon. M. Frerecconclut que le degré contenoit 850 stades, & les nu stades pour undegré de grand cercle , donnent très-précisément 851 stades pour un degrcdu parallèle de l’Asie mineure (e) ; il tire le même résultat de la mesure duPont-Euxin par Hérodote (/). Eratosthenes fixoit à 13000 stades l’étenduede l’Inde du nord au sud ; cet espace en latitude est de n à u degrés ; cequi donne environ 1100 stades pour un degré (g). Enfin nous complerteronsces preuves en disant que le résultat d’un grand travail de M. Freret surles mesures longues, a été d’érablir quatre stades, savoir celui de 114 toises,qui est le stade alexandrin , un stade de 83 toises , qu’il avoir mal évalué, Scenfin deux autres stades, l’un de 68 t. 3 pds. 5 p. 4 1., l’autre de 51 t. 1 pds.6 p. 11 1. (h ), qui diffèrent infiniment peu des deux stades que nous avonsfixés au commencement de ce paragraphe.
Ces stades différens ne doivent pas étonner : combien y a-t-il en Europ ede lieues Sc de milles de diverse espece. Personne ne doute que dans laGrece même il n’y ait eu des stades inégaux 5 Aulu-Gele le dit expres-sément (/). Rien n’est donc mieux constaté que l’existence de ces quatrestades 5 rien n’est donc plus évident qu’ils appartiennent respectivement auxquatre mesures de la terre , qui font dans les mêmes rapports que ces stades.Mais il est également clair que dévaluation que nous en donnons ici est
<--) Mém. Acadlns. T. XXVII, p. 39. (e) Mém. Acad. Ins. T. XXIV, p. 439.
V. aussi le P. Tournemine sur Prideaux. (/) lbid. p. 504.
(à) Mém. Acad. des Scien. 17x1, p. $ 6 . {g) M. d’Anville , Mes. itín. p. 147.
(c) Mém. Ac. Insc.T. XXVI, p. 83, 83. (k) Mém. Acad. Insc. T. XXIV,p. J04.
(«é) Mém. Acad. des Sc. 1731, p. x 19. (/) lbid. T. XIX, p. 364.