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Tome premier.
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Ê C L A I R C I S S E M E N S. V?

bomme nous venons de les déterminer , font 7989 pouces ; 694 pieds 9 p.font 8917 pouces ; il n’y a donc que zi8 pouces ou 19 pieds de différence;ce qui ne s’éloigne pas beaucoup. Pour faire accorder Diodore de Sicileavec Strabon & Hérodote , il n’y a qu a supposer que Srrabon a rapporté lavraie mesure, telle quelle étoit connue dans le pays , Sc telle quelle avoirété donnée à Hérodote, & que Diodore a mesuré lui-même la base, déjàensevelie dans le fable, Sc par conséquent raccourcie.

Lorsqu’un auteur Arabe, cité par Gréaves {u), donne à la pyramide 100coudées royales , il est clair qu'il fe trompe, car 100 des plus grandes cou-dées ne font pas le tiers de la largeur de cette pyramide ; mais en divisant684 pieds 9 pouces 6 lignes par cent, on a 82 , 176 pouces , qui font pré-cisément quatre coudées de 20, 544 pouces ; de forte que dans dévaluationde cette pyramide » il a voulu parler de pas, ou plutôt d’une mesure de6 pieds 10 , 176 pouces, composée de quatre grandes coudées, Sc analogueau pa* géométrique , au pas cité par Hérodote, Sc formé de 4 coudéesordinaires. *

§. XIII.

Nous avons fixé la parasange à 1568 toises, & le fchœne à ; i;6 toises ;l’un & l’autre ont été également en usage en Asie Sc en Egypte ; en Asie, dansla Perse , Pline le dit formellement (b) ; en Egypte, comme on l’apprendd’Hérodote à l’égard du fchœne ; & Ptolémée (c) , en donnant au fchœne3 o stades , nous fait croire que fous ce nom il entendoit la parasange.

Remarquons que Caïcobad , premier Roi de la dynastie des Caianiens Jdynastie qui succédé immédiatement à celle des Peischdadiens, est celui quiordonna que les grands chemins de Perses seroient mesurés de 4000 en4000 pas (d). On ajoute que le pas étoit divisé en trois pieds ; il falloir11000 de ces pieds pour faire la parasange (c) ; & comme elle contenoit9000 grandes coudées , il s’ensuit que ce pied étoit les trois quarts de cettegrande coudée , & nous retrouvons encore ici la coudée ordinaire, qui étoitles trois quarts de la coudée royale : ce qui prouve la haute antiquité descoudées & de leur rapport dans l’Asie, comme M. Freret l’a prouvé dansl’Egypte.

(d) M. d'AnvUlc, Mesure t itiniiairtt ,

r W uu. lu. n.

(c) Gcogr. Lib. I, c. 1 1 & 1 l.

(d) Heibelor, Bibiiot, crient, p, 1 jj,<«) ibid. x.