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Tome premier.
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518
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518 ÊCLAIRCISSEMENS.

M. d’Anville évalue la parasange à 1180 toises environ (a), 8 c le schœnéà 3015 toises (é). Nos déterminations ne se rapportent point à celles de cethabile géographe. On a vu fur quels fondemens elles font établies ; nousallons y ajouter quelques nouvelles réflexions , 8 c nous soumettons nosconjectures aux lumières de M. d’Anville.

Les Juifs ont rapporté de Babylone , après la captivité , la parasange qu’ilsappeloient parsech. 11s difoient que le mille étoit le quart de la parasange j& comme leur mille s’évalue à 569 ou à 571 toises , M d’Anville conclutla parasange de 2180 , ou environ.

Le chemin sabathique, ou l’espace permis pour la promenade le jour dusabat, évalué à zooo coudées, Test auflì par Saint Epiphane , à 6 stades.1000 coudées de 20 , 545 pouces font 41080 pouces , qui divisés par 6 ,donnent pour ce stade 6848 pouces, c’est-à-dire , 95 toises o pieds 8 p. ,où l’on reconnoît évidemment le stade grec.

§. XIV.

En conséquence le mille de zooo coudées hébraïques résulte de 57»toises 4 pieds , 8 c c est de ce mille que M. d Anville a conclu la parasange.Mais nous observerons que, suivant difisérens auteurs, la parasange étoitde 22 x stades ; c’est ainsi que rétablit Alikhogius, puisqu’il donne au degré22 parasanges f ; Kempfer l’évalue de même dans son ouvrage intituléAmœnitates exotica (c). Cette évaluation revient à celle de Ptolémée de500 stades au degré , 8 c montre que les stades qui composoient la para-sange , étoient de grands stades alexandrins. Les Persans qui font croyablesfur ce point, nous apprennent que la parasange étoit composée de troismilles ; 8 c quand les Hébreux l’ont évaluée à quatre milles , il est clair qu’ilsont entendu un mille plus petit que celui qui faisoit le tiers de la para-sange , & que nous avons déterminé (d). La parasange étant de 2568 toises,le mille hébreux , qui en est le quart, étoit donc précisément de 642 toises.Nous trouvons ailleurs un autre indice de ce mille. Albategnius (e) dit quele degré contient 85 milles; on peut s’en étonner, puisqu’il est certainque, selon les Perses, le degré contenoit 66 j, 8 c, selon les Arabes 56 ymilles. Où donc Albategnius avoir-il pris cette évaluation? Nous avons

(a) M. d’Anvillc, Mesures itinéraires ,P- 9 f-

(b) lbid. p. -6.

(c) lbid.

(d) Supra , p. 148.

(e) Descientia flellarum , c. (.