554 ÉCLAIRCISSEMENT
tude boréale de }° 40' ; par une observation d’Agtippa , faite en Bithyniel’an 840 de NabonaíTar, il trouve cette longitude à j° 15' du Taureau , lalatitude de j° 40': l’étoile avoit donc avancé de 3 0 45' en 375 ans, ce quifait juste un degré en 100 ans, fans avoir changé de latitude (a).
Par une observation de Tymocharis de l’an 45 4 de Nabonassar, Ptoléméetrouve la longitude de l’Epi de la Vierge à 12 0 io' de la Vierge, la lati-tude australe de i°. Par une seconde observation de l’an 466, cette longi-tude étoit à 22 0 30', & la latitude de 2 0 . Enfin Pan 845 , par une obser-vation de Ménélaiis à Rome, on trouve la même longitude à 25 0 15',Sc toujours précisément 2 0 de latitude. C’est un progrès de 3 0 z z' en 391ans, ou de 3 0 45' en 379 ans j ce qui fait encore, à très-peu près, i° ea100 ans.
Selon une observation de l’éroile la plus boréale au front du Scorpion ,faite par Tymocharis l’an 464 de Nabonassar , il trouva la longitude de l’étoileà 12° du Scorpion , avec une latitude boréale de i° 20'. Mais l’an 845 , iltrouva , par une observation de Menelaiis faite à Rome , la longitude dela même étoile à 15 0 55' d u Scorpion , Sc fa latitude de i° 20', ce qui faitencore 3 0 5 5' en 391 ans, ou i° en 100 ans.
Comme on ne peut douter que ces déterminations ne soient assujettiesà des erreurs considérables, tant à cause de Terreur de Tobservation mêmequ’à cause de Tincertitude du lieu calculé de la lune , il est écrange qu’elless’accordent avec une telle précision ; & on ne peut s’etnpêcher de croireque Ptolémée a fait prêter le calcul de ses réductions , pour mettre plusd’accord dans ses résultats , Sc donner plus de confiance aux conséquencesqu’il en tire fur la nature & la quantité du mouvement des fixes. Nous avonsété bien aise de donner cet exemple d’un accord qui nous a déjà surpris (é) ;Ptolémée employeur certainement quelque tour de main pour parvenir à cetteuniformité de résultats. Nous ne croyons pas cependant que les observationsni les calculs soient faux : ses contemporains auroient pu le convaincre demensonge , quant aux observations qu’il citoit ; nous-mêmes, nous poumonsle faire quant aux calculs, puisque nous avons les tables d’où ils font tirés.Nous imaginerions plus volontiers qu’il a établi son résultat, comme nous lefaisons aujourd’hui , par un milieu pris entre un grand nombre de déter-minations ; & qne pour cacher le peu d’accord de ces déterminations, Sc
(<*) Almag. Lib. VII 3 c. j.
{b} Supra, p. 54)-