Band 
Tome premier.
Seite
571
JPEG-Download
 

ÉCLAIRCISSEMENS. í7 i

d’Alexandrie. II y a apparence qu’il fur observateur ; il rapporte Iui-mêmeson observation d’une éclipse de soleil , arrivée l’an 36; (a). 11 e!ì plusconnu par le Commentaire qu’il fit fur l’Almageste, pour en faciliter lalecture. Camerarius a publié en 1538 ce Commentaire avec le texte grecde Ptolémée. Le cardinal BeíTarion , célébré par son goût pour la littéra-ture , disoit qu’il faisoit plus de cas de ce Commentaire que d’une pro-vince (/>). On attribue à Tiiéon les notes fur Aratus (c). O11 pense cependantquelles ne font pas de lui seul , mais de plusieurs écrivains, qui portoientle même nom , parce qu’elles renferment beaucoup de répétitions , &même des sentimens contraires. Cette rencontre de plusieurs Théons àfaire des notes fur le même ouvrage seroit plus extraordinaire que de voiele même homme flotter entre des opinions opposées.

Riccioli (d) lui attribue deux ouvrages , l’un du lever de la canicule ,l’autre du petit astrolabe.

§. X L V.

Ammien Marcellin (e ) témoigne que dans le quatrième siede Gastro-nomie étoit en honneur à Alexandrie , & que cette ville renferment ungrand nombre de savans ; nous avons cependant de la peine à le croire,s’il y avoir eu alors tant de savans illustres , leurs noms & quelques unsde leurs ouvrages nous seroient parvenus. Nous croyons qu’il en fut de cesiecle à Alexandrie , comme de tous ceux qui partout ont succédé aux siéclesbrillans. La gloire des grands hommes qui ne font plus, excite à les suivreun grand nombre d’esprits médiocres ; mais la force leur manque , 8 cleur nom périt avec eux. A peine y en a-t-il un comme celui de Théon ,qui échappe à l’oubli. La célébrité d’Alexandrie étoit celle d’une gloirepassée ; le génie y étoit épuisé, 8 c les progrès de l’astronomie attendoientles Arabes.

L’historien que nous avons cité , a conservé les opinions des Philosophesd’Alexandrie de ce siecle fur les comètes. On voit qu’ils avoient recueilliindistinctement toutes les opinions , proposées dans les différens siécles.Les uns pensoient que la lumière étendue des comètes étoit formée parla lumière de plusieurs étoiles réunies ; les autres qu’elles naissent des

(a) Comment. Tkeon. ìn Almag. p. 334, (d) Riccioli, Almag. Tom. I, pag.

edit. m;8. XLV

(b) Camerarius ìn P r s.f. (e) Hift. Lib. XXII.

(c) Weidler, p. 183. Veidler, p. iSj, in not.

C c c c i j