J7 i ÉCLAIRCISSEMENT
exhalaisons seches de la terre , qui s’enflammoient & s’élevoient peu à peddans l’éther : quelques-uns, que c’étoit la lumière du sol.il répandue partout,même pendant la nuit, qui nous ctoit renvoyée par quelque nuage épais jquelques autres difoient qu’une nuée s’tlevant plus haut qu’à l’ordinairc,pouvoir briller ainsi , éclairée par la proximité du feu éihéré, & supérieur :enfin les derniers , & fans doute le périt nombre regardoient les comètescomme des astres semblables aux planètes , dont le cours est inconnu.Opinions chaldéennes , égyptiennes, greques , tout est ici réuni. Ce quenous en devons conclure , c’est que le grand nombre partagé en différentesopinions , se réunissent à placer les comètes au rang des météores ; & cefait joint au silence de Ptolémée fur ces astres, prouve démonstrativementque lui même les regardent comme des feux sublunaires. Car il est naturelde penser que les sentimens d’Hypparque & de Ptolémée influoient furceux de la multitude. La faine opinion fur la nature des comètes s y ctoitConservée à la maniéré des préjugés ; on n’étoit pas en état de l’apprecier ,©n la confondoit avec toutes les autres.
§. X L V I.
Pauius d’Aiexandrie composa des élêmens de la science des prédic-tions j ouvrage qui a été traduit en latin, dans un tems où l’on cherchoitla connoiffance de l’avenir dans tous les restes de l’antiquité. 11 ne traiteque par occasion de l’astronomie , des stations des planètes , expliquéescomme dans Ptolémée ; austi cet ouvtage & fes pareils font - ils oubliés,comme ils méritent de l’ctre. 11 a été cependant imprimé à Vittembergen 1588 (2).
Pappus d’Aiexandrie fut un des commentateurs de Ptolémée (b) ; maiscet ouvrage est perdu : un fragment fur le cinquième livre est inséré dansle commentaire de Théon (c). Ce Géomètre a commenté austi le traitéd’Aristarque de magnitudinibus & diflantiis solis & lune (d). On voit ,suivant la remarque que nous avons faite précédemment , que l'écoled’Aiexandrie n’avoit plus que des commentateurs. Pappus doit cependantêtre distingué de la foule ; il a rendu un service essentiel aux sciences ,en composant fes collections mathématiques. Ce font des restes précieux
(a) Weidler, p. 190. (c) P. 131,136.
(à) Suidas, in Ltxicon. (a) Œuvres de Wallis , Tome III,
(Euv.de WaJ.T.III,p.j4j. page