ÉCLAIRCISSEMENT 575
détails beaucoup plus intéressans. Dans son Commentaire sur le premierlivre d’Euclide (u) , il nous apprend comment l’astrologie ou l’astronomieétoit alors divisée. La premiere partie étoit la gnomonique , qui avoir pourobjet la division des heures & sélection des gnomons : la seconde, la mété-roscopique , qui traitoit des différences des hauteurs des astres, de leursaspects , & qui renfermoir différens théorèmes astrologiques : enfin la troi-sième , la dioptrique , qui enseignoit à déterminer les distances du soleil ,de la lune & des planètes, au moyen de l’instrument de ce nom. Le motdioptrique vient de , qui signifie à travers, Sc î'moy-a < , qui signifie voir.Les modernes ont réservé ce nom pour la partie de l’optique , qui traite dela vision à travers les verres.
Riccioli pense (b) qu’il faut distinguer deux Proclus , l’un fous l’an 84,l’autre postérieur à Ptolémée , Sc florissant vers z 14 ; il s’ensuivroit que lesouvrages dont nous venons de parler, appartiennent en partie à 1 un & àl’autre : mais la critique Sc la séparation en seroienc difficiles , peut-être im-possible , Sc les ouvrages 11’en valent pas la peine.
O11 peut douter s’il n’y a pas eu des choses intercalées dans les.Hypothy-poses de Proclus. r°. 11 se cite lui-même , p. 379 & 3 97 3 i°. il paroît citerAlfergan , qui est bien postérieur 3 d’ailleurs il semble parler, p. 388, dece mouvement libratoire , imaginé , dit-on par Thebith. Mais cette der-niere preuve ne seroir pas suffisante, parce qu’il seroit possible que cetteinvention attribuée à Thebith , fùt plus ancienne que lui.
§. X L I X.
Thius , qui vivoit vers l’an 500, fut vraiment astronome. Bouillaud (c)a extrait d’un manuscrit de la bibliothèque du Roi sept observations , lesseules qui existent entre les observations de Ptolemée Sc celles d’Albategnius.Elles font utiles pour la recherche des moyens mouvemens des planètes. Ilest fâcheux que nous n’ayons pas plus de notions de ses travaux Sc de sesobservations.
Laurenrius, qui vivoit fous Justinien , n’est connu que par le témoignageque lui rend Suidas (d) d’avoir composé un ouvrage sur les mois Sc sur lesprodiges ou présages. II semble que l’Empereur Léon fasse aussi mention dequelques observations de lui (e).
(a j Page 11, edit. oc 1,';;.
(è) Riccioli , Alraag. Tom. I, pag.XL 1 I,
(c) Astron. Philol. in Vrolegom. p. 6 .
(d) ln Lexicon.
{e) ln Tuíììcorum Epilogo.