576 ÉCLAIRCISSEMENS.
Aurelius Caflìodore fleurit fous l’Einpereur Anastase Sc sous Théodoric JRoi des Goths ; d’abord gouverneur de Sicile , ensuite chancelier, il devintenfin moine & savant. II a écrit sur les quatre sciences, de l’arithmétiquede la musique , de la géométrie Sc de l’aftronomie. 11 n’a écrit que deschoses très-générales «Sc très-abrégées ; toute l’astronomie tient dans deuxpages. Ce qu’il y a de plus remarquable , c’est qu’il y condamne l’astrologiecomme contraire à la religion «Sc à la raison. 11 a donné aufli des méthodespour quelques calculs relatifs au comput ecclésiastique , tels que ceux detrouver l’épaóte pour une année de l’ère chrétienne.
Simplicius vécut fous le régné de Justinien ; il fut obligé de se retirer enPerse, à cause de la religion payenne qu’il profeísoit. II seroit singulier qu’unphilosophe eût été martyr d’une pareille religion. Bouillaud (a) suppose qu’ila enseigné l’astronomie à Alexandrie. Quoi qu’il en soit, son Commentairesur Aristote, où l’on trouve beaucoup de faits astronomiques, méritoit qu’ilfût cité ici.
§- L.
Isidore , archevêque de Seville au septieme siécle , vécut jusques vers: son livre des origines ou des étymologies est curieux; il seroit plusintéressant si l’érudition Sc la critique en étoient meilleures. Le troisièmelivre roule fur les quatre sciences, qui occupoient alors les savans, arith-métique , musique, géométrie & astronomie , non pour en augmenter ,mais pour en ressasser les connoissances les plus simples Sc les plus com-munes. Ce livre traite des inventeurs de l’astronomie , de ses écrivains , deson objet, de la forme du monde Sc du ciel , de la situation , du mou-vement Sc de la division de la sphere céleste , de la grandeur du soleil Sc dela lune , de leur mouvement , des éclipses , de la différence des étoiles Scdes planètes , Sec. Isidore, yoo ans après Ptolémée, fait encore mention del’opinion de Bérose, que la lune a un hémisphère oblcur Sc un hémisphèreéclaire j il met ce système absurde à côté de la véritable cause de l’illuminationde la lune , afin que l’on puisse choisir (c), il n’en lavoir pas davantage. 11pensoit que la sphere se meut avec tant de rapidité, qu’elle entraînèrent laruine du monde, si les planètes, par leur mouvement propre, ne retar-daient pas son mouvement (d). 11 a encore des opinions plus singulièrement
(«0 Aft'on. Philo!, in Prolegom. p, 14,(d ) Lií, III Originurn , c. 1 3.
(c) Ihid. C. j 1.(U) Ihid. C. 34..
erronées