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erronées; il dit, par extmple , qu’il y a au-dessus du monde des eaux desti-nées à rafraîchir Taxe de la sphere , Sc à Tempccher de s’enflammer (a) ; queles astres sont gouvernés par des intelligences (é) ; enfin que lorsque le soleilse leve, il est vu à la fois par les peuples de l’Inde Sc par ceux de la grandeBretagne (c). Ainsi on peut croire que ce bon évêque au septième siecle ,méconnoissoit la rondeur de la terre , Sc le phénomène de la succession dela nuit Sc du jour. Telle étoit donc alors l’ignorance de ceux qui passoientpour savans ! La philosophie consistoit à imaginer des eaux célestes pourarroser Taxe du monde comme l’essieu d’une roue. Voilà les idées grandesde ces siécles, des successeurs des astronomes d’Alexandrie. 11 n’en a pasmoins passé pour un grand homme. M. Weidler dit : seculo septìmo interdoclos excellait IJidorus (d).
§. L I.
Une chose non moins extraordinaire , c’est le traité de la constructionde la sphere d’Aratus par Léontius , mécanicien. La plus grande partienous en est parvenue. Léontius avoir réellement dressé une sphere où lespositions des étoiles étoienc, relativement aux colores , telles qu’elles sontdans la sphere d’Ararus. Le projet est bisatre ; car il reconnoit que de sonrems les apparences du ciel dlfseroienc beaucoup des descriptions d'Ararus •Sc même s’éloigr.oient en quelque chose de celle de Ptolémée. Il n’ignoroitpas qu’Kypparque avoir relevé les erreurs d’Aratus. On a droit d’êtreétonné qu’au septième siecle il construise un globe , d’après des descrip-tions reconnues pour défectueuses dès le rems d’Hypparque. Léontius n’at-tribue point Terreur au mouvement des étoiles en longitude ; il paroîcqu’il ne le connoissoit pas. II donne pour raison qu’Aratus a suivi Eudoxe,qui n’étoit pas assez instruit des choses dont il parloit ; Sc il ajoute lapitoyable raison , que ce poëte n’avoit pas composé son ouvrage pour laperfection de la Icience , mais pour futilité des marins ; comme si leserreurs des positions des étoiles étoient indifférentes aux marins (e). Remar-quons combien le progrès des connoissances est lent : voilà un homme quin’ignore point que les apparences du ciel ont changé , ou du moins que lesdescriptions d’Aratus sont défectueuses ; il n’ignore point quHypparquc
( a ) íjufaem de natura rerum cctlcjlium,
(dp. i 4 .
( J>) lbid. c. 17.
Tome l.
(c) lbid. c. I 6 .
(d) P. zoo.
(e) Defabric.fphert Ara u.
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