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Tome premier.
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582
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5 8i É C L A I R C I S S E M E N S.

nullement vraisemblable que les Arabes se soient trompés de ioooo toisesfur la valeur du degré. Cette erreur est: impossible dans la mesure itinéraire ;Sc à l’égard de l’arc céleste, on ne peut supposer que les deux troupes sesoient accordées à se tromper de 10' dans le même sens. L’erreur des ins-trumens de Ptolémée 11’alloic qu’à Nous soupçonnons que celle desinstrumens arabes n’alloir gueres qu’à z'. Nous allons faire voir comment 01»peut s’y prendre pour trouver la valeur du mille arabe.

§. V.

Alfergan dit {a ), que ces milles croient chacun de 4000 coudées, decelles qu’on appeloit coudées noires. Nous avons fait voir, par le témoi-gnage des auteurs Arabes mêmes, que la coudée noire avoir z7 doigts , Scétoit à la coudée haschemite dans le rapport de Z7 à 3 z. Nous avons éga-lement montré que cette coudée de 3 z doigts étoit la même que la coudéedu Caire de zo, 5 44 pouces : de ce rapport de 3 z à Z7 , on déduit la coudéenoire de 17, 3 ) ^ pouces , le mille arabe de ?<íi toises 5 pieds 4 pouces , SCle degre de 34363 toiles ; 1 Cft'êiir êft doiic a u pl L j§ dê ijOô toises , en com-parant ce degré à celui que nous avons mesure aux environs de Paris , de5707z toises. Mais la plaine de Sinjar est par 36° de latitude (b) ; Sc fi l’onsuppose que les degrés de latitude croissient comme les quatrièmes puilsancesdes sinus de latitude , on trouvera dans la table de M. Bouguer (c) le degrépour 36° de 5 < 58(58 toises; l’erreur ne seroit donc que de Z300 toises , ou 1'\environ ; ce qui en donnant quelque chose pour l’erreur de la mesure itiné-raire , ne laisse que z' pour l’erreur de l’observation Sc des instrumens (d).

II est clair à présent qu’Abulseda dit que les anciens s’étoient trompés de10 milles, parce qu’il a cru que les 66 y milles étoient de la même especeque les 5 6 Peut-être que le mille arabe étoit d’abord de 4000 coudéesordinaires , qui étoient égales à 3000 coudées aschemites , ou persannes Scégyptiennes, & le mille arabe de 8;6 toises, comme le mille persan Scégyptien. Mais lorsque par Tordre d’Almamon , on adopta une nouvellecoudée, le mille augmenta à proportion , Sc devint de 963 toises; d’oùpourroit être venu, avec quelques changemens le mille italique modernede 958 toises (e).

(f) Alfergan , p. 3.

{b) Table, de Nalsireddin, publiées parGréaves , p. 10.

(c) Figure de la terre p. jc;.

(d) Voyei le paragraphe précédent.

(í) Suivant le P. Boícovich , cité parM. de la Lande, Connoifluncc des cans ,-767. -Z--