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Tome premier.
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5$<? ÉCLAIRCISSEMENT

de Jac. Christman , traduite de l’hébreu , imprimée à Francfort en 1590?M. Christman a ajouté à cette traduction un ample Commentaire sur Lepremier chapitre , où il explique les calendriers romain , égyptien , arabe,persien , syriaque , hébreu , avec leurs époques , & une chronologie depuisles olympiades & la fondation de Rome jusqu’à notre âge. La troisièmeenfin est de Jac. Golius, professeur des langues orientales à Leyde, laquelleversion n’a vu le jour qu’après fa mort à Amsterdam en 1669. Les notessavantes dont elle est enrichie ne vont mème que jufqu’au neuvieme cha-pitre où la mort l’arrêta (a).

Alfergan avoir composé deux autres ouvrages, l’un des cadrans so-laires (é) , l’autre de la description & de l’usage de l’astrolabe (c). On ditqu’il excella tellement dans le calcul arithmétique & astronomique, qu’onl’appeloit vulgairement le calculateur (d). Ce fut peut-être lui qui le pre-mier fit usage des sinus; du moins M. de Montuda observe que ce furentles Arabes, qui simplifièrent la pratique des opérations trigonométriques , enemployant les sinus au lieu des cordes des arcs doubles dom Pcolémée s’étoitservi. 11 ajoute que ce doit être une de lents premieres inventions , puis-qu’on la trouve dans Alfergan (e). A qui peut-on attribuer plus naturellementcette invention qu’à celui que les Arabes nommoient le calculateur?

§- X I.

Almamon mourut I’an 8;; : fous son régné parurent plusieurs tablesastronomiques ; celles d'Iahia , fils d’Abumansor, auxquelles on donne lenom de tabula probat<t> parce qu’elles font établies fur les observations mo-dernes comparées aux anciennes (/); & les tables d’Ahmed-ben-Abdalla-al-Macouzi. La premiers partie de celle-ci comprend les tables, qui portent lenom d’Almamon , calculées selon la méthode des Indiens ; cette partie doitêtie curieuse : elle contient fans doute les mêmes méthodes que M. leGentil nous a communiquées , avec des explications que des ignorons n’ontpu procurer à cet académicien. La seconde partie de ces tables est, suivantles principes de Prolémée (g). Le manuscrit est à la bibliothèque du Roi.Geci prouve qu’Almamon peut être rangé au nombre des Souverains, qui,

(a) Wcidler , p. 107.

(í) Veidler, qui cite à faux Abulpharage,. 161.

(c) Golius ad Alfergan, p. 6p.

(d) lbid. p. ».

(r) Hist. des Math. T. 1 , p. 358.

(f) Golius ai Alserg p. 66.

( g ) Bibliothèque orientale, p. #3 f.