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Tome premier.
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ÉCLAIRCÎSSEMENS. 5S7

par leurs propres travaux, ont contribué aux progrès de l’astronotrne. LesArabes ont conservé la plus grande vénération pour ce prince. II ne fautpas croire que tout ce qu’on lui attribue ait été exécuté de son vivant : onlui a fait honneur d’une grande partie des progrès que l'astronomie a faitsdepuis lui (0); Sc il 7 avoir quelque justice, puisqu’ilavoit donné l’impulsion.Les progrès des sciences ne s’arrèterent pas après lui ; il avoir excité l’ému-lation avec tant de magnificence , il avoir si bien montré l’exemple à lanation, que {'astronomie fleurit chez les Arabes pendant plusieurs siécles.

§. XII.

Thebith-ben-Corah fut le premier astronome célébré depuis Almamon.On varie beaucoup fur le rems où il a vécu. Les écrivains , cités parM. Weidler (é), le placent depuis le neuvieme jusqu au treizième siecle.Riccioli lui-même le place en 1175 (<•)• On ne comprend pas fur quoi cetteincertitude peur être fondée ; car Abulpharage , qui vivoit au treizièmesiecle , le place au neuvieme (d), Sc d’Herbelot dit positivement ( e) queThebith éroit né l’an 111 , Sc mort l’an r 88 de l’Hégire , ce qui répond àpeu près à l’an 8z6 Sc 901 de notre ère. Voilà fans doute des autoritéssuffisantes.

Thebith crut s’appercevoir que le mouvement des étoiles en longitudene se faisoit pas toujours dans le même sens. Il fut trompé par des obser-vations attribuées à Hermès, Sc plus anciennes que Ptolémée de 1985 ans ,par lesquelles on trouvoit l’étoile de la Lyre dans 14 0 du Sagittaire, Sc laClaire de l’Hydre dans 7 0 du Lion (/) , tandis que Ptolémée place lapremiere dans 17 0 10' du Sagittaire , & la seconde dans o° o' du Lion.Ces étoiles paroiííoient donc avoir rétrogradé de 7° environ depuis Hermèsjusqu’à Ptolémée. Il n’y a point d’apparence que Thebith eût forgé exprèsde fausses observations pour établir une fausse hypothèse j il est bien plusnaturel de croire que Thebith à Bagdad, étant au centre de toutes les tra-ditions orientales » possédant des livres qui nous font inconnus , a pu 7puises des notions qui ne nous font point parvenues. Les voyageurs pré-tendent avoir vu en Asie des bibliothèques considérables, à Gaza, à Damas,

(a) Golius ad Alscgan, p. 6 7.

(b) Tag. 111.

(<) Riccioli , Almage, Tome I, pageXXVII.

(d) Hist. Dyn. p. 184.

(e) Pag. 1015.

(/) Aug. Riccius. qui cite le traité duJuif Isaac , p. 13 ,dc mundi fundameiii

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