roo ÉCLAIRCISSE M EN S.
Arsachel remarquant que les observations de solstices croient toujours incer-taines, & se voyant possesseur d’un grand nombre d’observations du soleil,faites dans tous les points de son orbite , employa deux équinoxes Sc unede ces observations j il fit voir même que l’on pouvoit employer trois obser-vations quelconques , pourvu qu’elles ne fussent pas dans des points trop.voisins les uns des autres (a).
Albategnius avoir observé l’apogée du soleil dans 11° 17' des Gémeaux (é) ;Arsachel le trouva dans 17 0 50'. Les astronomes du siécle passé se sonttourmentés pour décider si le mouvement de l’apogée du soleil étoit tou-jours direct , s’il étoit toujours égal , & pour juger lequel s’étoit trompé,des deux astronomes Arsachel Sc Albategnius. Aujourd’hui que nous con-noissons assez bien la quantité Sc la marche égale Sc progressive de cetapogée , nous savons qu’en 88; , à l’époque d’Albategnius , il devoir êtrevers ii° j i' des Gémeaux , mais que du tems d’Arsachel, en 1076, loind’avoir reculé , il devoir avoir avancé de ;° ; i / (c). Arsachel avoir observél’obliquité de l’écliptique de z;° 34' (d).
Aben-ezra , dans son livre intitulé inítìum fapientu , dit qu’aucun astro-nome contemporain ne fut comparable à Arsachel. Cela pourroit être vrai,sans faire un très-gtand honneur à Arsachel. Le génie des Arabes les aban-donnoit, Sc leur régné étoit déjà passé. Aben-ezra nous apprend encore qu’iléroit postérieur de 71 ans à Arsachel. Cet Aben-ezra fut aussi un astronome,mais duquel il ne nous est rien resté. Son opinion fur la longueur de l’année,qui n’est que celle d’Albategnius, est rapportée par le cardinal Cusa. Aben-ezra a rendu un service à l'histoire de l’Astronomie, en nous conservant lestrois sphères dont Scaliger nous a laissé la description, Sc dont nous avonsparlé dans l’Astronomie ancienne.
§. XXVI.
Alhazen a fait auíïi un petit traité des crépuscules, dans lequel ilcherche la hauteur de l’atmosphere , ou le terme du fluide grossier , capablede réfracter la lumière. II y parvient au moyen de trois conditions , savoir,que le point cherché soit dans l’horizon sensible , qu’il ne soit pas dansle cône d’ombre de la terre, Sc que cependant il en soit très-proche ,puisque dans la position précédente de l’ombre de la terre , la lumière du
(a) Snellius , ibìd.
(i) Albategnius, c. 1$.
(c) V. les Tablesdu soleil de M. de la Caille,(c) Riccioli , Almag. Tom. I, p. XXXI.
crépuscule