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Tome premier.
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619
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ÉCLAIRCISSEMENS. 619

§- I V.

Les Chinois établistbient alors l’obliquité de l’écliprique de r4" chinois »011 de 23° suivant noire division (a). Cette déclinaison, dit le PereGaubil, n’étant pas le fruit des observations des Han , qui regnerent 200 ansavant J. C., ne sauroit venir que d’une suite d’observations , & même d’aíTezbonnes observations faites avant ces princes (é).

Cependant, en calculant une observation qu’ils ont conservée , on eadéduit pour ce tems même une obliquité plus grande ; ils observèrent àSi-gan-fou, alors capitale de l’empire, que les ombres solstitiales du gnomonde huit pieds chinois croient de 1 , 58 pieds en été, & de 13,14 pieds enhiver , on en conclut l’intervalle des tropiques de 47 0 31' 45", déductionfaite de l’effet de la réfraction ; & conséquemment l’obliquité de l’éclip-que de 23° 45' 5 2" (t).

Ces deux déterminations de l’obliquité de l’éclîptique ne s accordent pas.ïl se présente ici une observation naturelle & assez bien fondée. Nous avonsdit [d) qn§ les Grecs antérieurs à Pitheas , Eratosthenes & Hypparque fai-foient l’obliquité de l’écliptique de 24 0 . Cette détermination venoit fansdoute de l’Asie ; les Chinois ont pu en avoir eu connoilïance comme lesautres : ils divisoient le cercle très-anciennement cn 3 6v (e) 3 ils n’établirentla division en 36;" q que du tems des Han. Ils ont compté peut-être les24 0 de l’ancienne détermination , suivant leur nouvelle division qui ne"donne plus que 23 0 39', & l’observation découvre leur erreur , en faisanevoir que dans le tems même où la tradition conservoit encore cette ancienneobliquité , l’obliquicé réelle Sc observée étoit plus grande de /.

§. V.

Ce n’est pas là tout ce qui restoit aux Chinois de leurs anciennes connois-sances. 11s disoien: que les différentes phases de la lune dependent de sesdistances au soleil ; que sa courbe n’est ni selon l’équateur ni selon l’éclip-tique 3 qu’elle est très-compliquée , & qu’on peut considérer jusqu a neufroutes ou mouvemens de la lune f f). La connoisiance de ces mouvemensfondoit le calcul des éclipses ; mais on ne fait quels étoient ces mouvemens:c’est une tradition confuse de l’ancienne astronomie.

(d) Hist. de l’Astron. anc. p. 4}.( e ) Souciet, Tom. III, p. j l.(/) Ibid. Tom. II, p. 10.

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(u) Souciet, Tom. II, p. 8.(i) Ibid. p. j 14.

(c) Ibid. p. 8.