É C L A I R C I S S E M E N S. <r 3 j
Jans les prophéties de Daniel (<z). 11 naît de là beaucoup de confusion ,d obscurité , & sur-tout de difficulté pour étudier les livres chinois. Chaqueméthode a fa notation particulière ; chaque connoissance , celle de Tannéesolaire, par exemple, y est: exprimée par un caractère différent. 11 faut êtrebien au fait de la question , ou perdre un tems infini, pour s’assurer de ceque 1 auteur veut dire. On voir que les commençans Chinois doivent êtreastez embarrasses pour s'instruire , & on ne peut pas s’étonner que la sciencefasse peu de progrès, quand ceux qui font en état de l’éclaircir, se font uneloi de la rendre presque inintelligible (b).
§. XXII.
Lan 8a 2 , Su-gang expliqua fort clairement la parallaxe de longi-tude, & Ion usage dans les éclipses de soleil. L’an S92, Pien-kang estle premier qui ait parlé de rétablissement du premier méridien fixe pourles calculs (c,)* H avoir une méthode pour calculer la déclinaison & lalatitude des cinq planètes : il se servit auffi (d) de quelques équations pourleur mouvement ; mais il saur bien faire attention qu’il s'agit toujours dumouvement , & vu de la terre. Les Orientaux , & les Chinois en parti-culier , ne distinguèrent point jusqu’au rems de Cocheou - king même,le mouvement propre des planètes du mouvement composé de celui de laterre. On doute que Su gang & Pien-gang fussent chinois; on ne trouverien dans leurs écrits qui fente le goût de cette nation. 11 n'y a aucunecitation hors d’œuvre , nul étalage confus d’érudition chinoise sur lesastronomies inconnues de Fohi, d’Yao , &c. Tout y est clairement ex-pliqué.
Vers l’an 990 , on fit une nouvelle horloge assez semblable à celle deY-hang il y avoir douze statues de bois pour les douze heures, un tam-bour entre deux cloches (e), &c. Vers l’an 1100, on découvrit la vertuqu’a le fer de se charger de la vertu de l’aiman , & on reconnut que I’ai-guille de fer, ainsi aimantée , ne se tournoit pas précisément vers lenord (/).
Vers le même tems, on trouva à Kai-fong-fou la longueur de sombre
(a) Voy. ses mémoires imprimés. (d) Idem, Tom.III, p. nj.
(é) Soucier, Observât , Tom. II, p. 90, (c) Idem , Tom. II, p. y 8.
(c) Ibid. p. xL. (s) Ibidem, p. ro».
Tome. I,
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