'676 É C L A 1 R C 1 S S E M E N S.
le livre de Psellus furies quarte ícieuces, arithmétique, musique, géo-métrie & astronomie , a étc imprime à Hasts en iz z 6.
Luc Gauric a fait imprimer en iz; t l’abrégé de la sphere de Robert deLincoln.
Jean de Seville, vers 1141, traduisit les élémens d’astronomie d Alfergan ,qui surent imprimés à Ferrare en 1493.
Clément Laugtonïenjh , Anglois, écrivit vers 1170 fur les orbes célestes.
Jordanus Nemorarius , vers 1200, donna l’explication de l’astrolabe 8c duplanisphère , qui a été publié à Baste avec le Commentaire de Théon furAratus.
§. VIII.
Lf. traité de la sphere de Jean de Sacrobofco , qui eut long-tems la plusgrande réputation , 11’étoit qu’un abrégé de l’Almageste , 8 c des elemensd’Alfergan. L’auteur étoit Angiois, né à Halifax 3 il fit fes études à Oxford ,8 c enseigna à Paris la philosophie & les mathématiques. Malgré la réputationde ce livre } François Baroccius y a relevé , dit on , quatre-vingt-quatreerreurs (--) ; mais le nombre & l’espece de ces erreurs écoient fans doute peude chose pour ce siecle , qui ne savoir pas les distinguer, & ne font rien pourle nôtre, où les hypothèses expliquées dans ce livre font détruites , & lelivre lui-même oublié. Jean de Sacrobofco a fait quelques autres ouvragesFur le calendrier & le comput ecclésiastique, qui étoit l’objet des travaux detous les astronomes : il mourut en 1246.
L’Empereur Frédéric II étoit en Allemagne le protecteur des Beaux-arts.11 rétablit l’université de Naples, 8c réforma celles de Bologne & de Salerne.II fit traduire beaucoup d’anciens auteurs, & particulièrement l'AImageste,qui fut traduit en latin fur la version arabe. Les véritables élémens de l’astro-nornie pasterent de l’Egypte 8c de l’Asie en Europe. Ce fut le fruit ou ledédommagement de l’invasion des Arabes. L’Empereur ne fe berna pas à cesencouragemens, il s’appliqua lui-mème à {'astronomie, & voulant faire con-noître à l’abbé de Saint-Gal ce qu’il avoir de plus cher, il lui montra fou,^fils Conrad , encore enfant, 8c un globe céleste magnifique dont le ciel étoitd’or , 8c les étoiles marquées par des pierres précieuses (b).
§- I X.
Vers 1x70 floristoit Vitellion j il nous a donné un traité d’optique en
(a) Riccioli, Almag. T. I, p. XXXIX.
{b) Weidler, p. 177.