ÉCLAIRCISSE MENS c 77
dix livres, qui est le développement Sc le commentaire de celui d’AIhazen.11 s’est particulièrement appliqué à établir la théorie Sc I’effet de la réfrac-tion ; Sc quoiqu’il n’ait pas toujours saisi la vérité , on ne peut lui refuser uneconnoissance allez exacte de ce phénomène; ses ouvrages ont été recueillisSc publiés à Baste à la fuite de ceux d’AIhazen , par Frédéric Risner en1572.
Guido Bonatus , né dans le Frioul , écrivit deux traités ou chapitres furl’astronomie ; il a fait auslì des Théoriques des planètes, mais fa plumeétoit consacrée à l’astrologie ; ses traités font pleins de réglés pour les pré-dictions Sc de semblables puérilités. (Test un recueil de tout ce que lesArabes ont fait en ce genre. II vivoit en 1184 (a).
Henri Baten de Malines sit une critique des Tables d’Alphonse. On ditqu’il étoit observateur. Bouillaud le place en 1550 {!>).
Pierre d’Appone sut un homme très-savant Sc très-célebre dans son íiecle.II étoit médecin Sc philosophe; il a écrit fur i’astrolabe plan ou fur le pla-nisphère. Il fut accusé de magie Sc brûlé comme tel , mais en effigie Scaprès fa mort. La ville de Padoue , où il a prose lie la médecine , lui adressé depuis une statue fur la porte de l’iiôtel de ville ; ce qui lui fait le plusd’honneur , c’est d’avoir été cité avec éloge par Regiomonranus, dans le dis-cours qu’il prononça à Padoue, avant d’expiiquer le livre d’Alfergan (c). IIest mort en 1 ; 16 (d).
Chicus d’Ascoli , qui enseigna l’astronomie à Bologne, a fair un commen-taire fur le traité de la sphere de Sacrobosco , imprimé en 1485. Naudé (e)dit que cet ouvagè prouve que non feulement il étoit superstitieux, maisqu’il avoit la tète fort mal timbrée. 11 fut brûlé d à Florence en 1318 (/) pourcette magie que la barbarie fe plaifoit à trouver, ou plutôt à supposer dansles hommes qui avoient quelque célébrité. On a dit en effet que c’étoitun crime de l’envie ; mais Naudé , en le justifiant de l’accufation, semblecroire qu’il n’étoic pas grand sorcier.
§. X.
B A K. LA A M , moine de Calabre , a écrit fur l’arithmétique sexagénaire.Dasipodius en a donné une édition à Strasbourg en 1582.
(a) Weidlcr, p. 18}.
( 4 ) Idem , p. 114.
(c) Naudé, Apologie, p. 173,
(d) Weidler, p. 184.
(e) Naudé , p. 141.
(/) Kiccioli, Almag. T. I, P- XXXII.