DE L’ASTRONOMIE MODERNE. 15
peindre, elle forme fur la rétine la miniature du monde, Sclie à Pexistence de Phomme celle de tous les êtres qui l'envi-ronnent. L’optique embrasse donc le mécanisme de l’œil, quivoit les objets, la nature des rayons de lumière, Sc la marchede ces rayons réfléchis , réfractés, ou altérés dans les dissérensmilieux qu’ils traversent pour venir jufqu’à nous. Une choseessentielle dans toute recherche, c’est de connoître l’instrumencqu’on employé, d’en apprécier les erreurs : la vue est le premierinstrument de l'astronomie ; la lumière est encore une eípeced’instrument, puifqu’elle nous avertit de Pexistence Sc de laprésence des choses ; il faut examiner comment elle agit, ilfaut savoir st ses avis, st les rapports ne font pas mêlés devérités Lc d’erreurs. Voilà les objets que fe proposa Képler, enétudiant Pouvrage d'Alhazen Le de Vitellion , pour le corrigerôc l’augmenter. Ce n’est point que Képler ait connu la naturede la lumière que NêWton devoir approfondir ; mais des exca-vations commencées , quelques filons de métal découverts ,donnent Pespérance d’une mine riche, Sc restent pour inviterles générations suivantes à de nouveaux travaux.
§. X.
De tous les effets optiques , le plus important est la réfrac-tion , ou le changement de route que la lumière éprouve dansnotre atmosphère ; toutes les oblervations font affectées decette erreur. Tycho le premier en avoir mesuré la quantité,mais il en connut mal la marche ; il faiíoit cesser la réfractionà 45 0 de hauteur, comme si Pair, où les rayons fe détournent,ne nous enveloppoit pas de toutes parts. Cette erreur naissoitde Pincertitude de la cause. Tycho croyoit avec Rothman quela réfraction étoit causée par la matière la plus groífiere dePair, par la matière qui produit les crépuscules, Sc qui n’est