HISTOIRE
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pas fore élevée (a). C’est pourquoi, selon eux, les réfractions,n’étoient plus sensibles à quelque distance de l’horizon. Cesastronomes n’avoient qu’un tort, s’étoit de donner rrop d’in-fluence aux vapeurs terrestres , & d’y chercher la principalecause de la réfraction. Le principe est simple , le rayon delumière , en partant de l’éther , qui est infiniment subtil , dansl’air qui Test beaucoup moins, fe détourne de fa route. 11 s endétourne encore quand il rencontre des masses d’un air plusdense , comme est celui qui avoisine la furíace de la terre; airchargé du poids de l’atmosphere , 2e en outre épaissi par lesexhalaisons du fol. Cet air dense , ces vapeurs contribuentdonc à augmenter la réfraction déjà produite au passage del’éther dans l’air.
Képler , pour çonnoître les réfractions de l’air , imagina defe servir de celles de l’eau : Vitellion les avoir mesurées. Enesse t, si l’on regarde perpendiculairement un objet, placé aufond d’un vase plein d’eau , on verra cet objet dans le lieuqu’il occupe réellement. Mais si l’oeil íort de la perpendicu-laire , en s’abaissant continuellement vers le plan horizontalde la surface de l’eau, l’objet sortira de fa place en sens con-traire , & s’élevera coucinuelssment ; c<_s déplacemens fontl'esset de la réfraction : leurs quantités mesurées peuvent doncfaire juger de fa marche. Képler remarqua que la réfractionçroissoit avec les abaissemens de l’œil , il pensa qu’elle dé pen-doir de l’inclinaison du rayon viíuel , ce qui est vrai ; il enattribua la cauíe à la résistance du milieu , où la lumière apeine à se mouvoir (è) ; ce qui devoir p a rostre alors fort vrai-semblable. Mais il remarqua que la réfraction çroissoit beau-coup plus vite que les angles d’inclinailon , fur - tout en
{a) KípLor, Farglip. ad ViullÌQn. p. 77.
( b ) l'bid. p. 15 U 110.